3 décembre 2015

Introduction à la phase 1 : « la vie est nulle »

« Un homme, dans certaines circonstances, peut abandonner toute humanité lorsqu’il est en proie à la panique. » ~ Arthur Charles Clarke

Bonjour !

La phase 1 est une culture fort heureusement très peu présente et correspondant seulement à 2% de notre monde… et pourtant c’est déjà trop lorsqu’on ramène ce pourcentage aux milliards que nous sommes !

Dans cette phase, on a tellement souffert de différents facteurs déshumanisants qu’on en est venu à admettre quelque chose de totalement effrayant et absurde : la vie (dans son entièreté et dans tout ce qui la représente) n’a plus aucune valeur.

C’est la phase dans laquelle on va retrouver aussi bien les personnes à tendance suicidaire (la vie est nulle alors pourquoi vouloir continuer à l’expérimenter), les gangs (ceux qui passent à tabac surtout, pas les « penseurs » qui ont souvent un mental plus proche de la phase 3 quand on voit certains parrains de la pègre) ou plus simplement… les terroristes (là encore, les exécutants, qu’ils soient ou non kamikazes).

Aux yeux de l’individu en phase 1, la loi du plus fort prévaut et il n’écoutera plus que des gens de cette même phase ou des gens capables d’en simuler la culture : c’est le principe des sectes et du recrutement où le gourou (bien souvent en phase 3) va adopter un comportement quasi mimétique pour convaincre la personne qu’elle la comprend et qu’elle peut l’aider à accomplir sa destinée / sa vengeance / sa tout ce que vous voudrez mettre ici.
Le reste du monde n’a aucune valeur à ses yeux, c’est ce qui en fait un personnage dangereux.

Aucun travail en équipe

L’énorme problème de cette phase est bien celui-là : aucun travail en équipe n’est possible, en fait aucune forme d’interaction autre qu’avec un individu partageant la même phase n’est envisageable.

La seule solution, c’est trouver des leviers qui vont faire basculer la personne en phase 2 et là il sera possible de réinsérer pas à pas la personne.

C’est la raison pour laquelle il est impératif de prévenir cette phase : on ne né pas en phase 1, on né humain, on est majoritairement dirigé vers la phase 3 à cause du système éducatif mais en aucun cas on est projeté vers la phase 1.

Conclusions de cette introduction

L’individu en phase 1 est pur produit de la société.
Victime des stigmatisations durant sa scolarité, d’une descente aux enfers après une perte d’emploi, d’une ségrégation sociale, d’un acharnement médiatique et j’en passe et des pires, c’est une personne à qui on a ôté tout ce qui lui permettait de donner un sens à la vie de manière générale.

Cette personne n’est ni aliénée (contrairement à ce que les politiques et les médias voudraient souvent nous faire croire) ni « irrécupérable » mais il faut redoubler de prudence pour parvenir à la réhumaniser.

Il s’agit à la fois d’arriver à provoquer son passage en phase 2, prévenir le risque de recrutement au sein de toute organisation douteuse et protéger tous ceux qui l’entourent de près ou de loin.

Ces personnes sont extrêmement sensibles à des discours qui vont lui prouver que leur interlocuteur les comprend et possède toutes les solutions à ses problèmes, c’est ce qui fait des gourous et des chefs terroristes d’aussi bons recruteurs et qui nous rend témoins de cas invraisemblables de jeunes partant faire le djihad ou encore d’adolescents commettant des tueries comme on en a vu plusieurs exemples dramatiques aux Etats-Unis.

Et le plus gros dangers parmi tous ceux de la phase 1, c’est celui de la sur-stigmatisation.
Lorsqu’un individu en phase 1 commet l’irréparable et qu’on crée un amalgame avec toute une population, on tend à la fois à pousser une partie déjà fragile de la population vers cette même phase (typiquement les individus en phase 2 qui la composent et qui vont vivre ça comme la trahison de trop) mais aussi à pousser ceux qui les ont toujours détesté à embrasser leur aversion et à dévaluer leur vie (et donc à foncer, tête baissée, à leur tour, vers cette même phase).

Bienvenue dans la machine à fabriquer des morts, car c’est bien la moitié de ce qu’ils sont, des sortes d’humains de Schrödinger, pas encore morts mais plus tout à fait vivants.
On crée une panique intérieure qui leur fait perdre le peu d’humanité qu’il leur reste et on les pousse dans la tombe qu’on leur a creusée.

Et c’est pour prévenir ce type de descente aux enfers qu’on devrait toujours garder en mémoire cette règle :

« N’embrassez jamais la cause d’un homme, mais toujours celle de l’humanité. » ~ François Raspail

Parce que ce qui sert un seul homme peut vous conduire à la mort mais ce qui sert l’humanité entière vous apportera une certaine éternité.

Introduction à la phase 1 : « la vie est nulle »
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