Au bout de la nuit. VERDICT : un thriller qui tient habilement en haleine.

ANNONCES

« Au bout de la nuit », un livre signé Bruno Bouzounie.

Comme j’aime beaucoup lire et que j’adore partager mes points de vue sur les lectures, je me suis dit qu’il serait sympa de proposer une parenthèse sur le site, un coin lecture, où je publierai les chroniques qu’on me commanderait.

Bruno Bouzounie m’a confié « Au bout de la nuit » via SimPlement.pro.

Au bout de la nuit : la présentation officielle.

Avril 1992. Les membres inférieurs d’un corps sont retrouvés dans le centre-ville de Bordeaux. Le seul signalement auquel la police peut se référer est celui d’un homme à la stature hors du commun. Sur fond de rite païen et de légende arthurienne, un jeune lieutenant de police, Damien Sarde, qui vient d’intégrer la PJ, plonge au cœur de sa première enquête. Le criminel va restituer au fil des jours les morceaux du cadavre inconnu, autant de pièces macabres au service d’un puzzle machiavélique. Avec l’aide d’une jeune universitaire québécoise, Damien Sarde découvre peu à peu le rapport entre le meurtre et son passé. Un passé qui en refaisant surface va se transformer en cauchemar…

Ma réaction à la présentation.

Une enquête, un meurtre atypique, une pluralité temporelle…
Formulé comme ça, le livre donne évidemment envie de s’y plonger.
Reste à savoir si c’est rondement mené ou si l’auteur tente de jouer sur trop d’éléments à la fois.

Au bout de la nuit : qu’en penser après la lecture ?

PAR-FAIT !
Voilà, c’est rare, surtout dans le domaine du thriller mais là, clairement c’est le cas.

Pourquoi donc ?
Parce que ce roman relève absolument tous les défis d’une bonne enquête.

1/ Le récit est tient parfaitement en haleine !

Avec des fins de chapitres dignes des plus grands cliffhangers de la télévision, quoi qu’il arrive, vous ne poserez pas le livre avant de l’avoir fini.
On dépasse les 450 pages et pourtant, la lecture est si fluide que vous aurez l’impression qu’il y en avait une centaine tout au plus.

Et pour ne rien gâcher, vous n’aurez pas non plus l’impression de vous perdre dans les limbes des ellipses temporelles.

2/ La gestion du temps est, elle aussi, dosée à la perfection.

La présentation officielle vous prévient que passé et présent vont se rejoindre, dans la lecture, ce principe fait le livre.
La narration est judicieusement répartie entre le « déjà produit » et le « qu’est-ce qui a pu se passer pour que… ».
La coupe est nette et pourtant les échos sont multiples et tissent dans notre esprit des théories diverses tout au long du récit, pour nous permettre de mener une enquête parallèle à celle du personnage principal.
Comme une enquête dans l’enquête, au seul profit du lecteur à qui les pages confèrent le pouvoir de l’omniscience.

Et ce pouvoir est enrichi par celui de réellement pouvoir « voir » chaque scène.

3/ Les décors sont magnifiques.

C’est l’un des défis majeurs de la littérature : faire vivre, donc faire voir, chaque scène, ses décors, ses bruits, ses odeurs mais surtout ses détails, sans nous endormir sous des kilos de description.

Bruno Bouzounie est clairement un maître en la matière.
Lorsque Damien traverse une ville, on reconnaît son parcours grâce à l’indication des rues, aux détails architecturaux et si on ne connaît pas les lieux évoqués, on les imagine sans difficulté.
Dans le même temps, ne pas s’en soucier n’est pas sanctionné par une lourdeur à la lecture; les mots s’enchaînent au rythme des actions et aucun paragraphes n’est purement descriptif, tout à un sens, tout enrichit la double enquête ainsi menée par qui pose les yeux sur ce roman.

Un rythme qui ne ralentit pas mais nous laisse quand même le temps de penser, avec chaque personnage croisé, pour ne nous laisser sur notre fin que le temps d’attaquer un nouveau chapitre.

J’aime… un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout ?

En conclusion j’ai donc clairement aimé à la folie.

Sans même évoquer la difficulté d’écrire un thriller vraiment haletant, Bruno Bouzounie relève tous les défis de style de la littérature : sa plume et légère, envoûtante, rapide, s’insinue dans notre esprit pour mieux l’entraîner sur diverses pistes et ne lui laisser pour seul répit que celui trouvé après avoir tourné la dernière page, le tout en nous faisant visiter des lieux et des pensées que seul un grand écrivain pouvait unir avec autant de finesse mais aussi de sobriété.

Ce roman est une oeuvre de fiction qui rend chaque mot réel dès qu’on notre regard se pose sur lui, une épreuve de force que peu d’auteurs peuvent relever à 100%, un véritable exploit qui mérite d’être pleinement salué : chapeau bas !

Les amoureux et amoureuses du genre y trouveront a priori leur compte.
Quant aux autres, voilà l’occasion rêver de s’initier ou de renouer avec le genre.

Remerciements et autres infos utiles

Un énorme merci à Bruno Bouzounie pour cette opportunité.
L’univers des thrillers est vaste et il devient difficile d’y trouver sa place, pourtant c’est chose faite avec ce livre et je suis vraiment heureuse et honorée d’avoir pu le lire et le chroniquer !

Vous avez aimé cette chronique et vous avez envie d’acheter le livre ?
Vous pouvez le trouver sur Amazon, pour 2.99 € au format Kindle (numérique) et 12.66 € au format Broché.

ANNONCES

Julie FERRIER
A propos Julie FERRIER 7 Articles
Informaticienne d'étude conduisant des recherches complémentaires en communication et en tribalité, Julie dispense des cours publics dans le supérieur en tant qu'enseignante vacataire ainsi que des cours privés des classes primaires aux classes préparatoires. Elle se définit comme "solutionneuse" et a pour but fondamental de contribuer à une démocratisation de l'accès à la connaissance et au partage de connaissances sans discrimination aucune.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*