Tribalité et (astro)physique : parlons civilisation !

Salut tout le monde, cette semaine nous allons parler ensemble de… civilisations !

Nous en discutons ici en vidéo : Tribalité et (astro)physique : parlons civilisation ! (chaîne YouTube de Multi Scope Studio SAS, abonnez-vous pour ne rien manquer).
Et si vous préférez lire, poursuivez simplement 🙂

Comme nous l’avons vu jusqu’à présent, la tribalité est une sorte de science socio-anthropologique qui permet – notamment – de mieux comprendre comment l’individu évolue en société et comment il peut prévenir certaines difficultés de la vie (comme la crise de la quarantaine).

Cependant, en y réfléchissant bien, on peut se demander ce qu’il se passerait si l’Humanité toute entière régressait en phase 1 ou, au contraire, se propulsait en phase 4 ou 5.
En gros, quelles seraient les conséquences d’une totale déshumanisation ou, par opposition, d’une complète humanisation ?

Et bien, à en croire un astrophysicien russe et un physicien théoricien et futurologue américain, nous pourrions tout simplement changer de phase… de civilisation !

Une fois n’est pas coutume, laissons l’Humanité de côté pour aller tutoyer les étoiles.

Et voyageons dans le temps pour retourner en 1964 aux côtés de Nikolai Kardashev !

A l’époque, Kardashev est à la recherche de signes de vie extraterrestre.
Il se dit que si la vie existe ailleurs, elle doit avoir développé sa propre technologie.
Cela l’amène à se poser une question : ne pourrait-on pas deviner le niveau de développement technologique d’une civilisation à partir de l’énergie qu’elle consomme ?

Bientôt il répondra à cette interrogation par la création d’une échelle à laquelle il donnera son nom : l’échelle Kardashev des civilisations.

Lorsqu’il crée cette échelle, il lui assigne 3 niveaux :

  1. La civilisation puise ses ressources de sa planète dont elle contrôle l’environnement, des séismes aux éruptions volcaniques en passant par l’exploitation d’habitations bâties non pas sous mais sur les océans.
  2. Ne pouvant plus se contenter de l’énergie de sa planète (voire l’a épuisé), la civilisation va aller tirer l’énergie de l’étoile de son système, le Soleil dans notre cas.
  3. La civilisation a tellement évolué qu’elle n’exploite plus l’énergie d’une seule mais de milliers d’étoiles à travers sa galaxie.

Ainsi, une civilisation de type 1 consommerait 10¹⁶W, une civilisation de type 2 consommerait 10²⁶W et une civilisation de type 3 consommerait 10³⁶W.

D’autres scientifiques ont depuis émis des hypothèses allant encore plus loin et ajoutant 2 niveaux à l’échelle de Kardashev : les civilisations de type 4 qui seraient capables d’utiliser toute la matière de l’univers comme ressource et pourraient suivre l’expansion de l’univers en temps réel et les civilisations de type 5 qui pourraient manipuler aussi l’espace et le temps (en adéquation avec les théories des cordes et des supercordes).

Ok mais c’est quand même très théorique et pompeux ces histoires de types… on peut faire plus clair ?

On peut, notamment grâce aux précisions de Michio Kaku à ce sujet, lui qui prend le parti de présenter les choses sous l’angle de la culture populaire.
Ainsi on pourrait envisager que :

  • Buck Rogers correspondrait à une civilisation de type 1 (civilisation planétaire)
  • Star Trek et la Fédération des planètes qui ont colonisé un système à deux étoiles correspondraient à des civilisations de type 2
  • L’Empire de Star Wars correspondrait à une civilisation de type 3.

Maintenant, on est en droit de se dire « mais c’est génial et nous alors, on est quel type de civilisation ?! ».

Le type 0.
L’embryon.
La naissance.

En fait, nous ne répondons pas aux critères permettant de se placer sur cette échelle.

Par exemple, nous ne tirons pas notre énergie de la galaxie ou d’une étoile directement; la majorité de notre énergie provient de plantes mortes, d’huiles et de charbon…

Cependant Michio Kaku affirme que nous pouvons calculer dans quels délais nous pourrions nous élever au rang d’une civilisation de type 1 et en 2014, il envisageait que nous parvenions à un tel résultat en l’espace d’un siècle.

Comment passe-t-on d’une civilisation de type 0 à une civilisation de type 1 ?

Par l’union.
Et par ce qui déplaît fortement à nos esprits la majorité du temps : une harmonisation globale de l’économie, de la langue et la culture sous toutes ses formes, etc.

Le physicien théoricien voit plusieurs signes de notre transition dans des événements qui nous paraissent tout à fait familiers à bien y réfléchir.
La fondation de grands blocs économiques comme NAFTA et l’Union Européenne, l’émergence de l’Anglais comme LA langue internationale de référence, l’universalité de « connaissance » de certaines personnalités comme Madona ou Schwarzenegger tendant à définir Hollywood et la culture pop-rock comme les fondamentaux d’une culture planétaire… nous aurions déjà quelques bases pour affirmer que nous tendons déjà à avoir une union harmonisée de divers éléments cruciaux pour nous définir sur un plan mondial.

D’ailleurs, au milieu des débats sur l’intérêt d’internet (qui rappelons-le, est quelque part le résultat de la sérendipité), Michio Kaku présente cette technologie comme notre « téléphone de civilisation ».

Question suivante donc : si on sait qu’on est déjà sur cette voie, qu’est-ce qui nous empêcherait d’atteindre ce statut de civilisation de type 1 ?

Hey, bon retour au sein de la tribalité : évidemment ce qui nous en empêcherait… ben c’est nous !

Le problème de vouloir harmoniser une planète c’est le problème central de la tribalité.
Pourrait-on enfin traiter tout le monde comme un être humain ?!

Sur le papier, il est évident que oui mais dans l’analyse socio-anthropologique on voit rapidement pourquoi ça va être très difficile.
Avec 49% de la population dans la phase du loup solitaire qui veut prouver qu’ils sont – individuellement bien-sûr – les meilleurs et donc croquer les moutons à proximité et les 25% de moutons prônant la fatalité, pourrions-nous vraiment parvenir à un stade où nous mettrions fin à la famine et aux guerres, aux conflits de religions, aux politiques xénophobes, etc ?!

La question de l’élévation de la civilisation c’est la question de la réussite ou de l’échec critique de la tribalité.

En gros, est-il plus probable que nous puissions parvenir ensemble à une planète qui soit une tribu de tribus de tribus de tribus en phase 4 voire 5 ?
Ou est-il plus probable que nous sombrions dans les tréfonds de la phase 1 et que nous causions notre propre disparition ?

Pour que nous puissions parvenir à une planète en phase 4 ou 5, il est nécessaire que nous transformions notre communication.
Et donc, à terme, l’ensemble de nos actions, pour lutter pour les autres, au nom de la tolérance, d’une diversité qui vienne enrichir la culture harmonieuse (et presque harmonique quelque part) de l’Humanité.
Cela veut dire fédérer, accepter de travailler ensemble, accepter de refuser tout ce qui nous nous semble exister dans le seul but de diminuer ou détruire l’autre.

Par opposition, si nous nous entêtons à ne serait-ce que mentionner (régulièrement, via les médias notamment, ce que nous faisons désormais quasiment quotidiennement) tout ce que l’Humanité fait de pire, les armes de destruction massive, l’idée d’une suprématie d’un peuple sur un autre, tout ce que nous synthétisons ou assemblons dans le but de contrôler, d’asservir, d’anéantir autrui, alors nous échouerons.
Cela veut dire que nous donnerions le pouvoir aux 2% de la population qui n’ont de cesse que de détruire ce qui les entoure avant de se détruire eux-même.

Est-il envisageable de parvenir à une civilisation de type 1, d’un point de vue uniquement tribal ?
Oui, clairement.

Instinctivement, notre population est organisée de sorte que 24% de la population est déjà dans les phases nécessaires.
Contre seulement 2% de la population dans celle qui conduit le plus rapidement à notre extinction.
La question est plutôt de savoir comment nous allons y arriver.

Et la réponse est sans doute en faisant appel à notre ego !
Les physiciens prêtent aux civilisations de type avancées des propriétés spectaculaires.
Parmi elles, l’immortalité notamment par le biais de distorsions spacio-temporelles.

Mais ces visions futuristes feront l’objet d’une autre vidéo.
Dans l’attente, posons-nous une question si simple et pourtant si essentielle : que ferai-je aujourd’hui qui conduise à un « nous » plus humain et quelque part, plus galactique ?

Rêvons, doutons, remettons-nous en cause, discutons, critiquons, aimons et finalement, évoluons !
La vie est un cadeau, ensemble, rapprochons la encore des étoiles qui nous font tant espérer !

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