[Mardi Motivation 1] Réformer l’enseignement

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Réformer l’enseignement pour vivre librement : un but motivant, à atteindre en s’unissant !

Bonjour, nous sommes mardi et pour ce Mardi Motivation, nous allons nous inscrire dans la lignée de notre Lundi Lecture où nous avons conclu que pour mettre fin à la course de rats il fallait repenser et réformer l’enseignement, alors réformons !

Et pour cela, commençons par refaire un bilan rapide, en vidéo, de ce qui ne va pas avec le système scolaire actuel.

Dans un instant nous allons voir ensemble comment nous pouvons changer la donne, juste avant il semble important de relever un point de discours que l’on retrouve aussi dans le livre « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études » d’Olivier Roland : le système scolaire tue la créativité.

Quand l’école tue la créativité en conditionnant notre communication !

On peut retrouver ce discours dans nombre de documents et vidéos (dont une présentée un peu plus tard dans cet article) : le système scolaire tue notre créativité.
Et de plusieurs manières différentes !

Tout d’abord dans les méthodologies d’enseignement.
Avant qu’il prenne l’envie à quelqu’un de reporter la faute sur les enseignants, soyons clairs : les méthodologies globales d’enseignement sont imposées par un référentiel en provenance direct des ministères.
En clair : c’est une poignée de bureaucrates qui n’ont jamais donné un cours de leur vie pour la plupart ou sont enseignants-chercheurs largement détachés de la réalité étudiante, qui décide de ce qu’on doit enseigner et de comment on doit l’enseigner.
J’ai personnellement osé un jour donner un cours respectant le référentiel de connaissance mais pas celui de méthodologie et je n’ai pas été reconduite sur la matière en question; j’avais osé faire travailler mes étudiants sur des projets concrets sortis droit de leur cervelle, c’est dire à quel point l’approche était aussi farfelue qu’inhumaine.
Une collègue enseignante en primaire a aussi été rappelée à l’ordre par une inspectrice académique pour avoir un jour utilisé « Il était une fois la Vie » pour illustrer un cours de biologie sur le corps humain sous prétexte que « les enfants vont croire qu’ils ont de petits bonhommes dans le corps, c’est inacceptable », on prend vraiment les enfants pour les derniers des imbéciles dans les hautes sphères !

Anecdotes mises de côté, il y a donc une obligation d’enseigner de manière uniforme et linéaire.
Le problème c’est que du coup, l’enseignement a valeur de vérité absolue d’une part et ne propose qu’une seule approche « digne de ce nom » d’autre part.

Prenons un exemple simple pour démontrer l’idiotie de la chose.
J’ai 10 euros en poche.
Je dois donner 15 euros à mon fils et je sais que je vais recevoir 20 euros d’une amie.
Pour calculer la somme que j’aurais à la fin de la journée, j’ai deux solutions : soit j’effectue les calculs dans l’ordre où les données me sont apportées dans l’énoncé, soit je commence par les additions puis les soustractions.
« Cela ne change rien au résultat », me direz-vous.
Mais justement !
Cela n’affecte que l’exécution mais dans l’esprit d’un élève ça peut faire toute la différence.
Ici, elle s’effectue au niveau du passage en déficit.
Si j’ai 10 euros en poche au départ et que je dois en donner 15, j’ai un découvert de 5 euros avant d’encaisser les 20 de mon amie.
Alors que si j’effectue d’abord l’addition puis la soustraction le phénomène ne se produit pas.

Si je vous apprends uniquement à faire le calcul dans le sens de narration, vous allez penser qu’il est impossible de procéder autrement et vous risquer des fautes de signes que vous pourriez éviter avec la seconde méthode.
Si je vous apprends uniquement la seconde méthode, vous ne penserez jamais aux problématiques comptables de découvert; c’est une nuisance économique et sociale.

Question : pourquoi faire un choix ?
Parce qu’une poignée de bureaucrates vivant dans une sphère de méritocratie élitiste nous l’impose ?
Mais de quel droit ?!

Bon, admettons, comme dirait Bigard.
Décidons de n’enseigner que la première méthode (et on apprendra au passage qu’être à découvert c’est socialement intolérable).

Quelle est la probabilité qu’un élève qui n’a pas compris lève la main pour poser une question ?
Quasi nulle.
Pourquoi donc ?
Parce que l’école vous apprend à ne parler que pour avoir raison.

Et c’est la pire nuisance scolaire, sociale et humaine qui puisse exister.

Un bon enseignant vous dira qu’il n’y a pas de mauvaise question ni de question stupide, il n’y a que des incompréhensions qui doivent être corrigées.
Mais voilà, entre la course de rats qui incitent vos petits camarades à faire de vous le mouton noir au cœur des loups de la phase 3 et les railleries de certains collègues enseignants qui ne sont clairement pas là parce que c’est leur vocation mais qui sont chercheurs et donc « enseignants », on perd confiance en soi et du coup on n’a plus envie de s’exprimer.
Et plus on rentre dans ce mutisme, plus on se perd dans sa scolarité, plus on rejette cette forme d’apprentissage et plus on tend à la phobie scolaire[1].

Et le problème en définitive, c’est qu’à force de n’apprendre que d’une façon et de ne s’exprimer que lorsque l’on a raison, notre communication est tellement bridée et conditionnée qu’il est impossible d’être créatif, un problème de taille dans la Vie.

Mais bonne nouvelle, il existe des façons de réformer l’enseignement, ensemble, c’est ce que nous allons découvrir en détail !

Réformer l’enseignement pour apprendre autrement : les pédagogies et écoles alternatives !

Si je vous parle de pédagogie alternative, vous allez sûrement me répondre Montessori, parce qu’elle est citée dans la vidéo d’introduction de cet article mais aussi parce qu’on commence à la voir s’épanouir en France.

Mais il ne s’agit pas de la seule forme de pédagogie alternative, on retrouve aussi la pédagogie Steiner, la pédagogie Freinet, la pédagogie Institutionnelle, l’Education intégrale et Libre progrès, l’Education Lente (slow education), le modèle Scandinave (de plus en plus répandu et cité), l’Education démocratique ou plus simplement l’Ecole à la maison et l’Education authentique.
Vous pouvez retrouver un petit lexique des pédagogies « différentes » dans l’article éponyme du mouvement Colibris.

Ces pédagogies alternatives ne s’arrêtent pas à des approches coopératives en crèche, maternelle et primaire; on les retrouve désormais dans le secondaire et le supérieure, sous diverses formes très encourageantes !

On retrouve parmi les établissements ayant osé penser l’enseignement autrement l’école dynamique de Ramïn Farhangi !

On peut aussi se tourner vers la très célèbre école 42, co-fondée par Xavier Niel, l’un de nos géants médiatiques où l’on apprend en mettant les mains dans le cambouis, par projet, en ayant accès à toutes les ressources et où la règle absolue est d’utiliser des outils que l’on peut recréer soi-même pour une réelle appropriation des techniques et des technologies !

On peut aussi citer l’IPI, qui – non contente de proposer nombre de parcours en alternance – respecte la loi et le principe de n’apprendre que ce que l’on n’a pas déjà acquis, donnant lieu à des formations sur mesure avec des enseignants triés sur le volet dont la veille technologique est renforcée par les partenariats entretenus par l’école et son groupe avec des entreprises qui se doivent de rester à la pointe des technologies et donc dans l’ère du temps, loin des établissements où les programmes étatiques nous obligent à dispenser des cours déjà obsolètes depuis des années !

Mais l’Ecole ne souffre pas seulement de sa pédagogie, elle souffre aussi de son absence de formation à l’entrée dans la vie adulte !

Réformer l’enseignement pour que le système scolaire nous permette réellement de devenir des adultes accomplis !

Et là, on s’attaque à un boulot monstre !

On retrouve ici encore une critique commune entre « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études » d’Olivier Roland et d’autres critiques comme celles formulées par Prince Ea dans la vidéo suivante :

Comment réussir dans la vie après les études secondaires si on ne nous a pas appris comment vivre en tant qu’adulte ?
Comment obtenir et dépenser de l’argent de façon efficace, pour pouvoir vivre, économiser et investir ?
Comment s’orienter efficacement ?
Comment apprendre efficacement ?

Et on peut aller encore plus loin à ce sujet avec 2 vidéos extrêmement puissantes de Jay Shetty qui nous explique (en anglais, un article de traduction suivra prochainement) :

  • ce que tout élève et tout parent devrait entendre un jour au sujet de l’école

  • ce que l’école ne nous apprend pas alors que c’est fondamental

Tout ça pour dire que réformer l’enseignement n’est pas une mince affaire mais reste l’affaire de tous !

D’ailleurs chez nous – oui cette phrase va devenir une ritournelle rituelle de fin d’article – on a des solutions en ce sens, que vous pourrez bientôt beta tester !
D’un côté nous avons le projet Agora (porté par un ancien étudiant et partenaire en affaire que je salue bien bas au passage et que vous retrouverez bientôt) qui a pour but de réinventer les cours particuliers et d’un autre côté nous avons le projet du « Donjon du Savoir » venant répondre à diverses problématiques, notamment celles des pédagogies alternatives et de l’accès à un savoir accès sur nos rêves et notre but fondamentale mais qui s’inscrit aussi dans une démarche d’accessibilité renforcée par rapport aux oubliés de l’Ecole, à savoir les déscolarisés faute de moyens physiques (handicaps divers et établissements toujours pas en accord avec la loi par exemple) ou psychologiques (troubles de l’anxiété et phobie sociale pour citer uniquement ceux dont est atteinte votre aimable servante) et de prise en charge concrète.

Nous serons ravis de vous tenir informés de l’évolution de ces projets dans de prochains articles.

Et nous serons encore plus heureux d’avoir vos retours, en commentaire notamment, sur votre vision de l’école et de la scolarité, par exemple avec des anecdotes de ce que vous avez vous même vécu en tant qu’élève ou qu’enseignant d’ailleurs !

A vos claviers, moi je vous laisse avec une vidéo bonus sur le thème de la scolarité et de la course de rats.
Je vous retrouve demain pour un Mercredi Méthodologie sur le thème de… « Apprendre à apprendre » !


NOTES :

[1] : du Professeur Marie-Rose Moro, chef de service de la Maison de Solenn, centre pour adolescents au sein de l’hôpital Cochin où la phobie sociale concerne 10% des consultations.

« On parle de phobie scolaire lorsque l’école est perçue comme un lieu de souffrance et d’angoisse. Au Japon, 40% des élèves souffrent de phobie scolaire. En France, 3 à 5% des collégiens sont concernés. Il y a beaucoup plus de phobie scolaire à Paris et à Lyon que dans le 93, en banlieue ou en zone rurale. Les milieux favorisés sont plus touchés d’après les statistiques. Cependant, il ne faut pas confondre absentéisme et phobie scolaire. La phobie scolaire est un comportement qui peut facilement être confondu avec de l’absentéisme dans les banlieues et les zones rurales. Le taux de phobie scolaire en France est plus élevé que dans les pays scandinaves. Les garçons sont beaucoup plus touchés. Selon les données épidémiologiques, 65% sont des adolescents. De façon générale en pédopsychiatrie, il y a plus de garçons que de filles sauf pour l’anorexie mentale. »

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Julie FERRIER
A propos Julie FERRIER 8 Articles
Informaticienne d'étude conduisant des recherches complémentaires en communication et en tribalité, Julie dispense des cours publics dans le supérieur en tant qu'enseignante vacataire ainsi que des cours privés des classes primaires aux classes préparatoires. Elle se définit comme "solutionneuse" et a pour but fondamental de contribuer à une démocratisation de l'accès à la connaissance et au partage de connaissances sans discrimination aucune.

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