[Vendredi Vocation 1] Marine Forneron, chroniqueuse endiablée

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Pour ce Vendredi Vocation, nous vous proposons de découvrir Marine Forneron, chroniqueuse endiablée de Rythms ‘n’ Books !

Pour découvrir Marine Forneron, commençons par sa présentation sur son blog !

« Je suis une grande fan de lecture, depuis toute petite.
Mes parents m’ont transmis cette passion, surtout ma maman que je remercie beaucoup; ils ont une très grande collection de livres en tout genre, passant du vieux roman des années 60, à des bandes dessinées, à des prix Nobel de littérature, jusqu’aux nouveaux romans de nos nouveaux auteurs tant chéris…

Les premières lectures qui m’ont marquées sont les « livres dont vous êtes le héros », les « chair de poule », les « Sabrina la sorcière », et toutes sortes de bandes dessinées.
Je voulais tellement faire comme ma maman et lire le soir tard avant de dormir… mais le sommeil avait toujours raison de mon petit être frêle et je m’endormais régulièrement avec un livre ouvert sur la figure.
Et mon père venait amoureusement me le retirer et me donner un baiser sur le front avant d’éteindre la lumière.
C’est une anecdote qu’il adore aujourd’hui…

C’est au collège que j’ai eu une vraie révélation.
Ma professeur de français ne nous a pas imposé de lecture scolaire mais nous a demandé de choisir entre plusieurs romans dont « l’herbe bleue ».
Ma maman avait ce livre dans sa bibliothèque et me l’a donc recommandé car elle savait que j’allais apprendre beaucoup sur la vie…

Et je suis restée effectivement sans voix, très émue, et très touchée par cette histoire vraie…

J’ai du écrire une rédaction… elle a été publiée… et depuis je ne me déplace plus sans un roman.
J’ai donc continué à lire des autobiographies, des romans tirés d’histoires vraies, car ils me touchaient et j’adorais ça.

En grandissant, j’ai fini par abandonner les romans qui me faisaient pleurer pour des fantastiques.
J’adore entrer dans un nouvel univers.
Ceux que j’ai préférés sont sans aucun ceux au cœur des sagas « Uglies » et « Midnighters » de Scott Westerfeld.
La saga « True blood  » de Charlaine Harrys m’a aussi fait faire quelques nuits blanches, je les ai dévorés.

J’ai combiné les fantastiques avec des fictions psychologiques, telles que « J’aurais préféré vivre » de Thierry Cohen ou des livres de Laurent Gounelle, incontestablement Frank Thilliez avec « la forêt des ombres » ; je lui dois mon tatouage ‘Ad Vitam Aeternam’ sur mes côtes.
« L’oeil de Caine » de Patrick Bauwen, « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » Anna Gavalda…

J’ai ajouté à ces séries de pépites des New romances et des feels good.
Gilles Legardinier, Nadine Monfils, Sophie Kinsella m’ont beaucoup fait rire, Maya Banks m’a bouleversée avec ses écrits romantiques.

Les œuvres de Guillaume Musso, Marc Levy, Maxime Chattam sont aussi des coups de coeur mais j’aime tout autant découvrir de nouveaux auteurs comme Estelle Maskame ou Aurelie Valognes…

J’aime beaucoup découvrir de nouveaux talents et maintenant je peux les partager avec vous !
Voilà vous savez tout ou presque, je n’ai pas pu citer tous les auteurs que je prends plaisir à lire mais voilà l’essentiel. »

« J’avais trouvé ma religion: rien ne me parut plus important qu’un livre. La bibliothèque, j’y voyais un temple. »
Les mots, Jean Paul Sartre

Mais pour découvrir Marine Forneron plus en détails, on lui a posé quelques questions aussi indiscrètes que philosophiques…

Marine, première question, si tu ne connaissais pas ton âge, quel âge te donnerais-tu ?

Je me donnerais l’insouciance et la naïveté d’une gamine, l’expérience et la maturité d’une vieille peau, et l’esprit et l’envie d’une nouvelle femme.
L’âge n’a pas d’âge, pour moi il suffit juste de profiter de chaque instant. Je repense à mon grand père a qui on donnait 20 ans alors qu’il en avait 80… tout est dans la tête qu’il disait!
Alors si je devais quand même numériser, je me donnerais mon âge actuel, 28 ans.

A la fin de ta Vie, aurais-tu dit ou fait plus de choses ?

Je pense être assez aventurière et essaie de vivre de nouvelles expériences au fil du temps. Bonnes ou mauvaises il y a une morale à toute histoire.
J’aime écrire des chroniques pour donner mon avis au sujet de mes lecture. Je dis ce que je pense franchement, mais ça reste mon avis à moi que j’y tiens.
Au quotidien, je garde souvent ma langue dans ma bouche, je n’aime pas vexer ou ouvrir des débats inutiles avec certaines personnes. Je ne pense pas me censurer, simplement me protéger en évitant toute sorte de negativité. Alors je ne pense regretter de n’avoir dit plus de choses, après tout il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis, et des cons, il y en a beaucoup.

Si l’espérance de vie humaine était de 40 ans, qu’aurais-tu vécu autrement ?

J’aurais éliminé certaines ondes négatives de mon aura qui m’auraient permis de réaliser mes rêves plus tôt.
Mais les épreuves difficiles de l’adolescence font aussi ce que nous sommes, malgré tout. Je changerais alors peut être le goût de la fumée dans mes poumons, mais c’est celle qui a sublimé ma créativité. J’aurais repoussé le mal qui m’aura tant fait souffrir silencieusement, mais c’est aussi grâce à lui que j’ai ouvert les yeux et que j’ai décidé de grandir. Je ne changerais rien, j’ai vécu des histoires extraordinaires, déterminée à vivre ma vie.

Si le bonheur était une monnaie, qu’est-ce qui te rendrait riche ?

Voir le bonheur sur chaque visage. On choisit pas d’où on vient, mais on peut décider de là où on veut aller et quels chemins emprunter. Certains tortueux d’autres enchantés, risqués ou sûrs, il nous rendra riche de sentiments éternels.

A choisir tu ferais le bien ou tu ferais bien les choses ?

Je ferais le bien en le faisant bien.
Mon ouverture d’esprit et mon empathie approuve mon perfectionnisme et mon assiduité. J’aime les choses bien faites, et celles qui ont pour but de répandre le bien c’est encore un plus!

Qu’est-ce qui est le mieux : un génie inquiet ou un imbécile heureux ?

Je dirais un génie heureux mais je n’ai certainement pas le droit!
L’imbécile a la chance d’être heureux, il n’a pas vraiment conscience qu’il est imbecile vu que s’en est un, mais est il vraiment heureux sans connaissances?
Le génie est génie mais soucieux donc il pense, donc il existe librement. Et pour être heureux ne faut il pas être un homme libre? Ah quelle torture ces questions!

A choisir, tu préférerais perdre tous tes anciens souvenirs ou ne pas être capable d’en avoir de nouveaux ?

Je préférerais garder les anciens souvenirs. J’ai vécu intensément certaines expériences et la sagesse s’empare de moi petit à petit. Les souvenirs les plus fous seront ce qu’il me reste quand je serais toute croûtée. Et je les partagerais encore et encore en radotant à l’homme exceptionnel qui partage ma vie.
« Oh mon boubi tu te souviens quand on s’est retrouvé avec de la vase jusqu’aux hanches après huit heures de marche, à devoir traverser quelques centaines de mètres dans cet amas visqueux ? Et la fois où on s’est retrouvé dans ce festival avec ce perché qui nous chantait a capella du reggae sauvage au lève du soleil? Et la fois où on a nager avec les requins dans les eaux turquoises de la Polynésie? Et les soirées d’amour intense que nous partagions quotidiennement?  »

Peux-tu connaître la vérité sans l’éprouver ?

Drôle de question ça! Julie m’interroge pour un test de philo! Attention ça envoie du steak!
De mon point de vue littéraire, la vérité s’acquiert si elle est recherchée et donc voulue, donc éprouvée ou éprouvante pour celui qui l’utilise ou l’utilisera.

As-tu déjà fait face à ta plus grande peur ? Si non, quelle est-elle ?

Oui j’ai déjà fait face à ma plus grande peur. Et c’est celle de mourir. De se voir mourir. De voir mourir l’homme que tu aimes. De voir tout s’arrêter comme ça en un instant. J’ai survécu à un ouragan surclassé en septembre 2017 sur les îles caribéennes, sur mon île. Le niveau d’eau est monté en trente secondes dans l’appartement, nous pensions mourir noyés entrés nos 4 murs. Aucune issues de secours à part prier un dieu auquel vous ne croyez pas, et vous dire adieu avec les yeux, avec le cœur, mais pas avec les mots. Dans notre malheur, nos anges nous ont aidé et la tempête nous a épargné, mais les séquelles sont toujours là. Ça marque à vie. J’ai survécu aux éléments, à dame nature, je me suis rendue compte que nous n’étions rien, de petites fourmis entassées dont l’existence ne tient à rien. Seulement à votre karma et votre destin.

Es-tu seulement en vie ou vis-tu vraiment ?

Je vis vraiment. J’ai frôlé la mort, je serais bête pour ne pas profiter de la vie. Je crois en la réincarnation mais je pense aussi qu’il faut savoir profiter de toutes ces vies. Elles sont uniques et valent la peine d’être vécues pleinement.

Qu’as-tu fait aujourd’hui dont tu te souviendras ?

J’ai donné une deuxième vie à mes trois amours. Une deuxième chance la où quelqu’un les aimerait inconditionnellement. J’ai adopté mes trois chiens après des ouragans et je leur donne tout l’amour qu’ils méritent. Ce sont mes bébés, mes bijoux, mes trésors, mes bouts de vie réunis dans leur petits yeux brillants et amoureux. Je les ai adoptés et recueillis comme si c’était des enfants. Mes enfants que je chérirais envers et contre tout et tous.

Est-ce que tu fais ce en quoi tu crois ou est-ce que tu suis le cours de la Vie ?

Je suis le cours de ma vie en l’orientation sur mes croyances. Je crois en l’amour et le don de soi, et je laisse les opportunités et découvertes planifier le tout. C’est le destin après tout, il ne faut pas aller contre celui ci mais lui faire suivre un cours plus ou moins utile.

A quel point as-tu contrôlé le chemin qu’a pris ta Vie ?

Quand j’ai voulu le contrôler en totalité, le chemin s’est peuplé de ronces infranchissables qui a blessé et écorché mes rêves. Le contrôle absolu n’existe pas, même le chemin a sa liberté d’expression.

Si tu devais donner un conseil à quelqu’un, Marine, qu’est-ce que ce serait ?

Voyage et découvre de nouvelles cultures.
Les voyages sont très importants pour moi, c’est grâce à eux que je me suis découverte et construite. J’aime apprendre sur les différentes cultures qui peuplent notre monde et j’aime les retrouver ensuite dans les livres que je lis pour m’en rappeler les saveurs, les odeurs, les couleurs, les sensations envoûtantes de l’aventure.
Je vois le monde différemment, grâce à tout ce que j’ai pu apprendre et je remercie le monde de m’avoir offert tous ces décors et ces rencontres.

Perçois-tu la ligne entre folie et créativité ?

Elle n’existe pas. Il faut être un peu fou pour être créatif et inventif. Sinon l’art serait triste et monotone. Il faut être un peu fou pour faire rêver, la frontière est donc invisible pour moi.

Si tu pouvais changer 1 chose à propos du monde, quelle serait-elle ?

Arrêter les activités qui rendent stupides ou assistés. On a vraiment évolué pour devenir des nabila ou des jul?
On vaux mieux que ça.

Abandonnerais-tu 10 ans de ta vie pour être attirante ou célèbre ?

Pas le moins du monde. Par contre pour sauver une vie je n’hésiterais pas.
Les attraits éphémères de ces propositions ne m’attirent pas un brin. On n’a pas besoin d’être célèbre pour réaliser un acte de bravoure et pas besoin d’être attirant pour être intéressant et amical.

A choisir, tu préférerais travailler moins ou avoir plus de boulot dans le domaine que tu aimes ?

Travaillez plus, gagnez plus, vous aurez moins de temps. Le temps c’est de l’argent, vous aurez moins d’argent.
La vie familiale à beaucoup d’importance pour moi et j’essaie de lier un maximum les deux pour avoir le plaisir de l’emploi et celui du foyer réunis.

Est-ce que tu as la sensation de revivre le même jour encore et encore, indéfiniment ?

Les jours passent mais ne se ressemblent pas. Chaque matin, j’ai droit à un réveil différent avec mes toutous, chaque jour j’essaie de me fixer des objectifs pour avancer, de la plus petite tache à la plus fastidieuse, et mes lectures me permettent aussi de m’évader régulièrement.

Si nous apprenons de nos erreurs, pourquoi sommes-nous si effrayés d’en faire ?

Je pense qu’on est formaté depuis le plus jeunes âge à réussir, être meilleur que son voisin, gagner… Les systèmes de notations, de bons points, ont pour but de nous évaluer mais nous poussent à une concurrence silencieuse et présente dans nos têtes d’enfants. On est des moutons qui doivent réussir, sans se faire juger, et sans faire d’erreurs.

Comment se fait-il que certaines choses qui te rendent heureuse ne rendent pas les autres heureux ?

Heureusement. Si tous mes idéaux de bonheur étaient unanimes, il n’y aurait plus rien d’unique à rêver. A chacun sa route, chacun son destin. Je vous laisse le burger et je prends les frites. Pas de jaloux, tout le monde est rassasié dans un partage équitable.

Pourquoi es-tu toi, Marine ?

Mon développement pré natal à été déterminante sur mon caractère de madeleine fondue. Je suis moi parce que Maman m’a faite comme ça, parce que j’ai décidé de prospérer ses valeurs et son amour. Je suis moi parce que Papa m’a toujours encouragé à l’être. Je suis moi parce que Boubi m’aime et me rend plus belle et existante chaque jour. Je suis moi grâce à mes soeurs qui me soutiennent et me comprennent. Je suis moi grâce à toutes les personnes qui m’entourent et qui m’aident à concerver cette âme fragile et aimante qui me constitue. Parce que je le vaux bien!

Que ferais-tu différemment s’il n’y avait personne pour te juger ?

Je ne m’entoure pas de gens qui jugent. Je ne permet pas de juger les autres, j’aime qu’ils en fassent autant et respectent mes choix et mes envies.

Qu’aimes-tu le plus dans la Vie, Marine ?

J’aime le chemin qui me transporte vers mes rêves, et les âmes qui bordent mon coeur. Et la cuisine de ma Mamie bien entendu.

Les décisions que tu prends, dans l’instant, Marine, sont-elles pour toi ou pour quelqu’un d’autre ?

Dans l’instant, je pense d’abord aux autres. Car j’évolue dans le respect et le désir de faire plaisir. Puis je suis pas chiante je suis plutôt suiveuse que meneuse, tant que ce peut être une bonne expérience.

En découvrant que tu es mourante, comment vivrais-tu ?

La phase d’acceptation serait longue et douloureuse. Mais je donnerais le plus d’amour possible et je ferais promettre à mes proches de ne jamais m’oublier. De ne jamais être triste car je ne nourris plus que de leur sourire.

Qu’est-ce qui est le pire : tomber ou ne pas essayer ?

Comme dit Papa, il faut toucher.
Si tu touches pas, bah tu sais pas.
Donc touche, teste, vis, tombe, et relève toi. La vie est faite d’obstacles mais ta détermination est plus grande. Touche, teste, vis, aime.

Qu’est-ce que tu retiens au lieu de le laisser filer une bonne fois pour toute ?

La peur de l’inconnu. J’aimerais ne pas y penser. Mais elle revient souvent ; profitons de chaque instant sans retenues et interdits.

Est-ce que quelque chose qui t’a énervée il y a plus de 5 ans compte encore aujourd’hui ? Pourquoi ?

Non car, comme je le mentionne souvent, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis.
La rancœur n’est pas bonne pour le karma.

Si ce n’est pas maintenant, c’est quand ?

Si c’est pas maintenant, c’est demain doudou, tranquil ti’mal, le soleil se couchera à la même heure ce soir! Proverbe antillais


Fin de la torture, Marine Forneron est repartie en vie et relativement intacte (enfin, pas plus anormale que d’habitude :D) et vous pourrez la retrouver chaque jour sur son blog, sur FaceBook et sur Instagram.

Si tu veux aussi te présenter, t’essayer à l’exercice de ce quiz atypique, voire en profiter pour dresser ton profil tribal, n’hésite pas à nous joindre par email à contact@multi-scope-studio.fr !

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Julie FERRIER
A propos Julie FERRIER 8 Articles
Informaticienne d'étude conduisant des recherches complémentaires en communication et en tribalité, Julie dispense des cours publics dans le supérieur en tant qu'enseignante vacataire ainsi que des cours privés des classes primaires aux classes préparatoires. Elle se définit comme "solutionneuse" et a pour but fondamental de contribuer à une démocratisation de l'accès à la connaissance et au partage de connaissances sans discrimination aucune.

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