5 mauvaises habitudes que l’école nous donne et les astuces associées

Maternelle, primaire, collège, lycée, université…
Nous consacrons énormément de temps à notre scolarité et elle doit nous donner les outils les plus adaptés à l’entrée dans la vie active.
Malheureusement, elle nous donne surtout de mauvaises habitudes.
En voici 5 incontournables et les pratiques alternatives que nous conseillons.

1 – Apprendre par cœur ce que l’on nous sert (surtout si c’est un contenu purement théorique).

Il n’y a pas beaucoup de corps de métier où l’on peut se contenter de réciter son savoir académique.
Même les avocat.e.s les plus éminent.e.s, qui ont besoin de connaître sur le bout des doigts les lois, pratiquent pour pouvoir obtenir un niveau plus élevé.

Pourtant aujourd’hui des enseignant.e.s s’entêtent à prétendre qu’apprendre par cœur est nécessaire voire suffisant[1], raison pour laquelle iels nous demanderont de rédiger un cours sous la dictée, parfois sans le moindre exemple d’application !
De quoi nous donner la sensation d’être totalement perdu.e lorsqu’une entreprise nous demandera par exemple de procéder à une veille stratégique ou d’être parfaitement autonome.

L’astuce en réponse ?
Rédiger notre propre cours chez nous !
En cherchant la matière, le chapitre et éventuellement la séquence chez soi, nous apprenons à rechercher, à rédiger et à documenter un cours.

2 – Ne jamais chercher à savoir à quoi ça sert, concrètement.

Qui dit apprendre par cœur, dit évidemment apprendre bêtement, au point de ne pas toujours savoir à quoi ça sert.
D’ailleurs, il est très fréquent, notamment en mathématiques, d’entendre des élèves dire qu’ils apprennent des notions hyper complexes alors qu’elles ne leur serviront jamais dans la vie de tous les jours.

La plupart du temps, cette conclusion est fausse et repose simplement sur le fait que lorsque nous demandons à un.e enseignant.e de nous expliquer l’utilité d’une formule ou d’une théorie, nous recevons quasiment systématiquement la même réponse « peu importe, il faut seulement que vous sachiez l’utiliser ».

L’astuce en réponse ?
Trouver au moins un exemple d’application concrète (et l’ajouter à notre cours rédigé par nos soins).

3 – N’adopter qu’un seul point de vue / modèle de résolution.

Principal problème des différentes réformes du monde enseignant et de la formation des profs fraîchement enrôlé.e.s, eulles aussi apprennent tou.te.s de la même façon et donc fatalement, quasiment tou.te.s vont nous expliquer un cours de la même façon.
Avec les mêmes exemples et parfois les mêmes valeurs[2] !

Le problème, c’est qu’apprendre ainsi pousse inéluctablement dans la voie démoniaque de la pensée unique.
Et en prime, si jamais notre modèle de pensée / résolution se heurte à un obstacle, nous n’avons aucune solution alternative.

L’astuce en réponse ?
Elle est évidente : il faut trouver une autre approche.
Et le plus intéressant / efficace à cet effet, c’est d’essayer d’expliquer un point de vue / une méthodologie à quelqu’un qui n’y connaît rien.
Les réactions obtenues nous permettront toujours de trouver une autre manière d’envisager les choses.

4 – Faire des fiches de révision.

Toute l’année nous avons du prendre des cours sous la dictée, des notes, etc… et régulièrement on nous conseille de faire, en parallèle, des fiches de révision.
C’est comme si dans notre entreprise, on décidait de bosser sur un dossier pendant des mois et que le jour venu d’en faire le bilan en réunion, au lieu de reprendre le dossier tel quel, on décidait de faire 40 000 fiches récapitulatives pour finalement ne pas les regarder (soyons honnêtes, c’est souvent comme ça).

La question qui devrait nous sauter aux yeux est la suivante : à quel moment le cours en lui-même est-il si mal rédigé qu’on en vient à devoir refaire des fiches ?
En plus, cela repose sur l’idée que nous révisons mieux en relisant alors qu’il existe un paquet de personnes qui intègrent mieux les contenus en les écoutant.

L’astuce en réponse ?
Savoir prendre / re-rédiger un cours de la bonne façon.
Que nous soyons adepte de petits ou gros carreaux, il faut faire une marge (d’environ 1/4 de la feuille) où nous noterons les essentiels (formules et théorèmes en sciences, règles de grammaire et vocabulaire en langues par exemple) en face du cours et de ses exemples.
Ainsi, au lieu de devoir faire des fiches de révision, il suffira de simplement relire les marges pour les notions les plus importantes et de jeter un œil aux lignes correspondantes du cours si nous voulons revoir des exemples.
En prime, nous pouvons nous enregistrer un cours avec un dictaphone avec en première partie le contenu globale et en seconde partie le récapitulatif des essentiels.
Bien-sûr, toute autre technique est bonne à prendre, du moment qu’elle nous convient individuellement.

5 – Ne pas pratiquer.

Et oui, encore une fois, ça nous paraît généralement idiot quand on le lit mais dans la réalité des choses, nous ne pratiquons généralement pas réellement ce que nous apprenons.
Nous mettons en application les cours sur des exemples fournis mais il est rare qu’ils correspondent à la réalité du quotidien.

Le problème c’est qu’en entreprise, lorsque l’on a assimilé une formule dans un cadre trop restreint, on peine à la mettre en place dans des cas qui nous paraissent trop peu similaires.
Du coup nous finissons par tourner en rond et ne plus savoir comment avancer alors que nous avons les outils sans le savoir.

L’astuce en réponse ?
Pensons à ajouter un exemple d’application lié au.x métier.s que nous envisageons de faire plus tard.
En plus, inlassablement cela nous conduira à nous documenter sur ce.s métier.s et donc à acquérir de nouvelles connaissances.

 

[BONUS] 6 – Garder notre savoir pour nous.

La scolarité est devenue une compétition où tout le monde doit être meilleur.e que l’autre.
Au point que nous en sommes rendus à garder jalousement notre savoir pour nous (une attitude parfois adoptée par les enseignant.e.s qui refusent de répondre à des questions concernant le même thème que le cours mais pas le cours à la ligne près).
Pourtant, c’est exactement ce qui nous coûte les meilleurs emplois et les plus grandes opportunités.

Ne tombons pas dans le piège.
Nous voulons un métier dont nous rêvons depuis l’enfance (ou pas) et pour lequel nous travaillons dur… prouvons nos efforts, faute de quoi, nous devrons nous adonner à la gué-guerre du poste le moins qualifié pour une paie sabrée.

L’astuce en réponse ?
Enseignons.
A chacun.e sa façon, évidemment; mais qu’il s’agisse de cours particuliers, de vidéos publiées sur le net ou encore d’articles de blog, enseignons.
Cela permet de mettre à profit les 5 conseils précédents et d’en ressortir toujours grandi.e et plus compétent.e que l’instant d’avant !

Nous espérons que ces conseils auront apporté de nombreux fruits à chacun.e d’entre vous.

Nous vous proposerons très bientôt diverses formations alors ne vous privez pas de repasser nous voir prochainement 🙂


Notes :

[1] C’est un discours rencontré dans tous les milieux, sans exception.
Pour l’anecdote, il existe des enseignant.e.s en communication et en informatique, hautement diplômé.e.s, qui estiment que pour travailler dans les N.T.I.C., nous n’avons pas besoin des cours pratiques (il faudrait qu’iels passent l’info au ministère, histoire qu’on parle un peu de toutes les heures de travaux pratiques qui ne servent donc à rien;  paradoxe très hilarant quand le propos vient parfois de doctorant.e.s qui ont donc du mettre en pratique dans le cadre de leur thèse, avant d’aller engranger un peu plus de chômage structurel).

[2] Fort heureusement, il existe encore des profs qui préparent leurs cours ou les remettent à jour avec des contenus uniques, ces personnes qui sont d’ailleurs trop souvent pointées du doigts comme des glandeurs par les gens qui n’ont aucune idée de ce qu’une heure de cours devant élèves représente en termes de préparation et d’investissement personnel.
Et puis il y a les autres.
Notamment les profs qui font des copiés/collés des cours des autres (sans crédits, irrespect oblige) et qui sont donc incapables d’expliquer lesdits cours aux élèves.

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