Comment apprendre ? 1/ Les bases d’un bon apprentissage

« Apprendre, c’est déposer de l’or dans la banque de son esprit. ~ Shad Helmstetter »

Bonjour !

Nous vous l’avions promis après la série d’articles sur comment trouver un (nouvel) emploi, voici la série sur comment apprendre et surtout, comment apprendre efficacement.

Il s’agira surtout d’une série de conseils généralistes, aussi n’hésitez pas à commenter les articles en fonction de ce qui vous bloque dans votre apprentissage, de façon à ce que nous puissions enrichir nos contenus en conséquence.

Si vous avez besoin d’un encadrement plus personnalisé et plus concret, n’hésitez pas à nous contacter, nous pourrons discuter d’une offre d’accompagnement.

Le contenu de ces articles découle en grande partie d’expériences auprès d’étudiants encadrés dans des cours particuliers et d’adultes formés en entreprise.

Après ces diverses précisions, passons aux choses sérieuses : comment apprendre, en particulier si vous êtes quelqu’un qui a toujours réussi instinctivement et n’ayant jamais réellement appliqué une méthodologie spécifique.

1/ Choisir le bon environnement.

Pour bien apprendre, il n’y a pas de secret, vous devez être dans un environnement propice à la réflexion.

Et contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent de prime abord, cela ne signifie pas forcément devoir s’isoler à la bibliothèque, bien au contraire.

Il vous faut plutôt un lieu qui remplira les 3 conditions suivantes :

  1. Vous devez être familier du lieu, parce que travailler dans un environnement socialement stérile a tendance à accentuer le stress et l’auto-pression (si je ne sais pas, si je veux faire une pause, si je veux crier sur ce problème de maths sans me faire agresser par cette vieille dame qui s’assure déjà que le bruit de mon critérium n’est pas agaçant pour mon voisin…)
  2. Vous devez pouvoir à tout moment effectuer des recherches (dictionnaires, encyclopédies, ordinateur pouvant accéder au net – sans jeu dessus de préférence :p )
  3. Vous devez avoir quelque chose ou quelqu’un qui vous permette à la fois de décompresser mais aussi de ne pas succomber à la tentation d’un divertissement quelconque (donc au calme dans le salon avec maman qui surveille de loin que vous n’allumerez pas la télévision, c’est mieux que dans votre chambre avec votre ordi et sa ludothèque conséquente)

Vous êtes en place ? Très bien.

Maintenant passons à votre matériel.

  • Vos supports de cours et d’exercices si vous comptez étudier à la suite d’une leçon reçue sinon les livres que vous comptez étudier
  • Une trousse (avec tout le nécessaire, incluant un compas et un rapporteur si vous étudiez un sujet scientifique)
  • Un cahier (idéalement avec une mage, sinon vous devrez en tracer une)
  • Une bouteille d’eau (pas de sodas et encore moins d’alcool pour noyer le chagrin causé par l’apprentissage des statistiques et probabilités)

Cette fois, vous êtes prêts alors commençons.

2/ Prendre les bonnes notes

Pour apprendre, pas de recette miracle, il vous faut prendre des notes, cependant il faut le faire de la bonne façon.
Que vous étudiez un sujet littéraire, scientifique ou artistique, l’approche sera la même.

Dans votre cahier, vous allez vous servir des deux colonnes formées par la marge et le restant de la page.

Dans la marge, vous allez noter les règles générales c’est-à-dire les règles de grammaire ou de conjugaison pour les matières littéraires, les formules scientifiques et leur contexte d’usage pour les matières scientifiques, etc.

Dans la page en elle-même, vous allez noter l’essentiel de la leçon avec 3 exemples concrets d’application.

Pour rédiger ces 3 exemples, je vous conseille de toujours noter 1 exemple classique(type exemple issu d’une épreuve officielle), 1 exception à la règle et 1 cas de raisonnement inversé (en littéraire, par exemple, la règle du « un verbe dont l’infinitif est en « ir » et le participe présent en « issant » est un verbe du deuxième groupe a pour raisonnement inversé « un verbe du deuxième groupe a un infinitif en « ir » et un participe présent en « issant »; en science ce sera le raisonnement par l’absurde, etc)

L’intérêt de cette méthode est le suivant : si vous avez besoin de vous remémorer une formule, vous n’aurez pas à relire la totalité de votre cours, elle sera dans la colonne de gauche; si vous cherchez un exemple d’application, chercher dans la colonne de gauche vous permettra de trouver la bonne marge et vous n’aurez plus qu’à vous référer aux exemples dans la page associée.

Cela diminuera considérablement votre temps de recherche.

3/ Une bonne organisation du temps de travail

Quand un sujet nous passionne, on a tendance à travailler à toute allure et fatalement quand il nous inspire moins, on a tendance à traîner des pieds, surtout si on se fixe pour objectif d’étudier toute une matinée sans relâche.

Le fait est que pour la plupart des gens, enchaîner 4 heures d’études (voire plus) est tout simplement impossible, car le cerveau arrive à un stade où il est incapable d’emmagasiner davantage d’informations.

Pour être plus efficace, mieux vaut travailler par session d’une heure et demie (allez, deux heures pour les plus coriaces) puis faire une pause de 20 minutes.

Mais attention, votre pause doit être bien pensée, pour permettre à vos petites cellules grises (comme dirait Hercule Poirot) de se reposer un peu.

Il est donc impératif de :

  • ré-oxygéner vote cerveau : sortez au plein air, respirez un bon coup, râlez parce qu’il pleut et que vous n’avez pas de parapluie mais quoi qu’il arrive, mettez les pieds dehors, même brièvement.
  • faîtes du sport : et arrêtez de dire que ça n’est pas possible en 10 minutes, si vous manquez d’inspiration, je vous conseille l’excellente chaîne youtube de P4P, là encore, vous oxygénez votre cerveau et en plus vous sécréterez sans-doute de la dopamine.
  • riez : non je ne blague pas (on ne plaisante pas avec l’humour !), écoutez une radio humoristique, regardez une courte vidéo (maman surveillera la durée) pour vous poiler, ou plaisantez entre amis (je n’ai pas dit qu’on devait étudier seul) mais rigolez un bon coup, cela aidera à oxygéner votre cerveau mais vous permettra aussi de vous doper naturellement aux endorphines.

Pour ceux qui ont le plus de mal à se réveiller le matin et à commencer à étudier relativement tôt dans la journée, une petite marche (marche j’ai dit, pas course crevante qui vous servira d’excuse pour bous rendormir sous la douche), de grandes respirations et cela fonctionnera très bien.

Vous avez les bonnes notes, vous vous maintenez en forme… il vous reste à savoir bien manger.

4/ Une bonne alimentation

« Oh, tu vas pas nous parler diététique en plein cours sur l’apprentissage ?! »

Non, je ne compte pas vous parler de diététique tout court, je viens juste vous rappeler ce que votre (arrière) grand-mère avait coutume de dire : « mange du poisson, tu seras plus intelligent !« .

Je ne sais pas vous mais moi, quand j’étais gamine et que ma grand-mère me disait ça, je me demandais toujours pourquoi.

La raison est simple, le poisson c’est bourré d’oméga et de phosphore, les oméga aident à la concentration et le phosphore à la mémorisation, donc techniquement, manger du poisson vous place dans les meilleures conditions d’assimilation.

Après si vraiment le poisson n’est pas votre truc, vous pouvez opter pour tout type d’aliments contenant des oméga (sans excès !) ou alors (si vous avez vraiment tendance à sauter du coq à l’âne) demandez des gélules d’huile de poisson en pharmacie (ce sont des cures, les gélules n’ont pas de goût particulier selon moi, mais j’ai un nez qui fait des siennes et un palais douteux).

Il va de soit qu’en plus de vous aérer et de bien manger, vous devez dormir suffisamment mais là je ne vous apprends rien.

Enfin dernier point et pas des moindres, vous devez avoir… un bon objectif résultat à atteindre !

5/ Les bonnes motivations

Apprendre, dans le seul but d’apprendre, ce n’est pas fait pour tout le monde.

Certains se motivent très bien avec la seule ambition d’acquérir de nouvelles connaissances mais comment faire quand ce n’est pas le cas ?

  • Fixez-vous un résultat : par exemple, être capable de réussir le maximum d’exercices en un minimum de temps; ce sera un très bon moteur si vous vous préparez pour des examens car vous serez plus confiants le jour J
  • Visez l’usage plutôt que la méthode : on peut associer les probabilités à la problématique de transmission d’une maladie héréditaire ou à la chance de gagner à un jeu (certains s’en servent pour connaître leur chance de remporter un tour au poker par exemple), de même que l’on peut associer l’apprentissage d’une langue au rêve de visiter un pays ou de pouvoir chercher un emploi plus facilement ou plus en adéquation avec ses propres exigences
  • Restez curieux : quitte à étudier un sujet, documentez-vous sur l’histoire qui va avec, sur les grandes découvertes, etc, de cette manière, vous approcherez la matière en question avec une vision plus globale et parfois même beaucoup plus ludique.
  • Remettez tout en cause : pourquoi l’espagnol dis « contigo » pour exprimer « avec toi » alors que le latin dit « me cum » ? comment a-t-on démontré que (a + b)² = a² + 2ab + b² ?
  • Restez lucide : ne vous fixez pas pour but de tout comprendre, en fait admettre que vous n’avez pas tout compris et prendre du temps pour approfondir les sujets qui vous donnent le plus de fil à retordre est la meilleure façon de progresser; si vous essayez de tout retenir en une seule fois, vous vous découragerez beaucoup plus facilement.
Dernier conseil et conclusions

Beaucoup de personnes aiment travailler avec de la musique en arrière fond.
Si c’est votre cas, sachez que la meilleure musique que vous puissiez écouter, c’est de la musique classique.
Il a été prouvé par plusieurs études que ce type de musique sollicite les zones du cerveau suffisamment proches de la mémoire pour que cela ait un impact notable, au point qu’on utilise cette musique en thérapie pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Bien que votre mémoire ne soit pas déficiente, avoir recours à la musique classique c’est donc vous donner une chance de plus de mieux mémoriser ce que vous faites, lisez, expérimentez…

Vous l’aurez compris, comme l’écrivait John B. Watson :

« Nous n’arrivons dans ce monde qu’avec notre capacité à apprendre. »

La vie nous offre de nombreux outils pour apprendre, c’est même l’essentiel de ce qu’elle nous apporte sur un plateau d’argent.
A vous de faire bon usage de ces différents outils sans vous sous-estimer ni sur-évaluer votre niveau.

Une fois que vous aurez atteint les résultats escomptés, vous pourrez penser à apprendre comment enseigner votre savoir mais cela, ce sera l’objet d’un prochain article.

D’ici là, nous vous souhaitons bon courage dans vos études et vous invitons à poser ici toutes vos questions relatives à vos problèmes d’apprentissage, en oubliant jamais que si vous rencontrez des difficultés, vous n’êtes sans doute pas les seuls dans ce cas et qu’en partageant ce qui vous ennuie, vous trouverez plus facilement des réponses et des personnes avec qui réviser en groupe.

Note :
Partager :