Bataclan – Une poésie de Giovanni Gorelli

Bien le bonjour,

Nous ne présentons plus Giovanni Gorelli qui nous a déjà honoré.e.s de sa suite d’improvisation et qui aujourd’hui nous livre une poésie écrite en réaction aux attentats qui avaient frappé le Bataclan le 13 novembre 2015.

Il l’accompagne d’une vidéo que nous vous proposons à la fin de cet article, accompagné de la traduction française du texte.

Bonne découverte.


Bataclan

Niente di nuovo sotto il rosso cielo
l’umanità rapita da un perfido gelo
un cuore d’inferno passa correndo
lo stupore dilaga dal gesto orrendo

Non solo qua e oggi perfida la notte
percorre delle vite la peggiore sorte
da sempre nel mondo é racchiusa
quella faccia nera dall’odio profusa

Storpiati i fratelli dal comune errore
persi nell’oscurità del cieco rancore
passano vuoti nel tempo della salita
quella del paradiso quando vi é vita

Ecco ora che la storia é una strada
da cui fuoriesce infuocata la spada
spavalda e nera ferisce e incatena
cosi che l’acqua é solo arida arena

Non c’é più aria non c’é più respiro
tutto ci agguanta come un vampiro
corriamo veloci incontro al destino
che veloce appare come un felino

ma infine…

La notte tra le stelle del cielo eterne
passa ancora una volta e si spegne
accecata di luce colorata si scioglie
in tempre d’amore l’alba ci accoglie

Nel mistero assoluto piange il sorriso
scivolato veloce come vento sul viso
tenace e umano il cuore cerca libertà
scandito dalla musica su tutto vincerà

Sfigurate le anime or cadono sul mare
quello della vita che sempre permane
dolci melodie cantano aperte e infinite
sulle membra che dall’odio furon ferite

Rivolto all’orizzonte d’impulso risorgo
dal fango amaro una sfida m’impongo
nel respiro d’immenso torno a pensare
che nessuno al mondo può solo odiare

Bataclan

Rien de nouveau sous le soleil rouge
l’humanité violentée plus ne bouge
un coeur d’enfer en passant féroce
arrache le monde d’un geste atroce

Pas que à cet instant la perfide nuit
engloutie les vies dans un vide puits
infiniment dans ce monde est caché
ce visage noir par la haine propagée

La commune erreur dépare les frères
qui par la rancune ils se séparèrent
ils passent vides sur la longue montée
vers le paradis que la vie leur a donné

Voilà certes que l’histoire est un chemin
d’où émerge l’épée porteuse de chagrin
provocante et noire plus dure que le fer
de sorte que l’eau devient un sable amer

Il n’y a plus d’air, il n’y a plus de souffle
tout nous saisi et l’ombre nous étouffe
nous courons tous contre le destin
aussi vite que la course d’un félin

Mais finalement…

La nuit à travers les étoiles d’un ciel sans fin
passe encore une fois, affaiblie elle s’éteint
Le soleil fort ressort, les couleurs s’effeuillent
dans les puissantes lumières l’aube accueille

Dans le mystère absolu le sourire pleure
glissant aussi vite que le vent sur les fleurs
tenace et humain le coeur cherche la liberté
ponctué de musique sur tout il veut gagner

Or défigurées les âmes tombent sur la mer
celles du temps éternellement large et ouvert
des douces mélodies chantent l’amour infini
sur les membres touchés par cette acrimonie

Face a l’horizon par mon élan enfin je renais
de la boue amère le défi invincible je vaincrais
dans l’immense souffle je retourne a penser
que aucun au monde peut seulement détester

 

Nous proposerons un texte en hommage à sa mère dans notre prochain webzine.

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