Brille, tant que tu vis ! VERDICT : une histoire de Mort terriblement vivante !

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« Brille, tant que tu vis ! », un livre signé Alice Quinn.

Comme j’aime beaucoup lire et que j’adore partager mes points de vue sur les lectures, je me suis dit qu’il serait sympa de proposer une parenthèse sur le site, un coin lecture, où je publierai les chroniques qu’on me commanderait.

Alice Quinn m’a confié « Brille, tant que tu vis ! » via SimPlement.pro.
Le thème du livre était particulier, le SP s’accompagnait d’un message très humain d’Alice qui précisait à la fois comment la découvrir et que ce livre était un défi puisque l’occasion pour elle d’explorer un nouveau genre.
A-t-elle relevé le challenge ?
C’est le sujet de cette chronique !

Brille, tant que tu vis ! : la présentation officielle.

Une comédie romantique douce-amère.
Le roman de la seconde chance.

« Je m’appelle Anita Moreau, je vis dans un deux pièces à Jersey, au-dessus d’un restaurant Thaï et aujourd’hui c’est mon anniversaire. Je ne vous dirai pas mon âge car il est convenu que les dames le taisent.
Tout est prêt. Le champagne, la robe. Je me suis offert un parfum. Fortement vanillé. Un voyage dans les îles tropicales. Je vais en asperger mon lit.
C’est un rendez-vous exceptionnel. Je ne veux pas le manquer. Je veux réussir mon grand saut. Je suis perfectionniste. Même quand il s’agit de me donner la mort. »

Anita est en colère. Elle se sent flouée. Elle en veut au monde entier. Quand elle apprend sa maladie, elle refuse d’être le jouet du destin et décide de devancer la mort pour en garder le contrôle. Pourtant, la voilà obligée de différer son suicide, car son fils a besoin d’elle à Noirmoutier.
Mais la vie, pleine de surprises, joue parfois des tours aux plus méthodiques et se ligue contre elle pour la faire changer d’avis. Et quand un beau ténébreux croise sa route, elle découvre qu’elle n’y est pas insensible. Pourtant elle refuse ce bouleversement de toutes ses forces. Anita va devoir se battre pour atteindre son objectif : mourir tranquille.
Et si l’existence n’était pas toujours aussi bien calibrée qu’un haïku, pour le pire, mais parfois aussi pour le meilleur ?

« Alice Quinn nous émeut et nous séduit avec l’histoire d’un amour, l’histoire d’un espoir, l’histoire dune renaissance. Avec une infinie tendresse, elle donne vie à des personnages d’une justesse désarmante. Un livre qui donne envie d’aimer. » Claire Saim, du blog onirik.com

Alice Quinn est l’auteure de « Rosie Maldonne », une série de comédies policières, et de « La lettre froissée », début d’une trilogie policière historique. Avec « Brille, tant que tu vis », elle vous transporte dans un remarquable portrait de femme, une belle histoire d’amour, un roman de la seconde chance, tissé d’émotions.

Ma réaction à la présentation.

L’extrait plante un décor qui me plaît beaucoup.
Déjà la légèreté du style qui me donne immédiatement envie de lire la suite, ensuite le thème qui mérite un intérêt profond.

J’ai quand même une inquiétude : peut-on vraiment aborder la question de la Mort (par la maladie ou par un suicide planifié) avec légèreté sans risquer de trop dédramatiser ou trop en faire ?

Brille, tant que tu vis ! : qu’en penser après la lecture ?

J’ai ma réponse : on peut.

Alice Quinn a un don d’écriture merveilleux et un talent dont elle dévoile toute l’étendue en écrivant non pas un livre mais un chef-d’oeuvre moderne qui arrive à aborder un thème extrêmement sensible avec la juste dose de légèreté.

Le gros point fort de son écriture, c’est la capacité qu’elle nous donne de se mettre dans la peau des personnages.
En lisant leurs pensées, essentiellement des références à ces petits actes du quotidien que nous, nos parents, nos proches, tous, réalisons à notre manière, en évoquant des difficultés communes de la vie, elle rompt, d’une façon étonnante, le quatrième mur.

Et ce mur si symbolique, elle ne le brise pas à la manière d’un personne qui nous interpelle volontairement, à la place, elle nous invoque dans l’histoire, elle nous convoque dans leur corps et leur esprit, le tout avec un respect des codes littéraires tout à fait impressionnant.

Dès lors, peu importe ce que l’on pense de la question de la fin de vie, du regard sur la maladie, du devoir de pugnacité ou du droit à la résignation, qu’importent les tracas de la vie qu’on tolérerait ou non, on est forcément aspirés dans le voyage quasi spirituel d’Anita, à travers ses certitudes, ses humeurs… et les haïkus (magnifiquement amenés dans l’histoire).

Ce livre est – paradoxalement pour sa thématique – un véritable « feel good », en tout cas un incontournable à mes yeux.

J’aime… un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout ?

Comme tout « feel good » qui se respecte, j’ai aimé à la folie, j’ai vraiment adoré, je l’ai lu d’une traite et je ne me suis jamais sentie aussi bien, aussi vivante après un tel livre.

Il y a quelque chose qui va bien au-delà de l’histoire, comme une trace indélébile du livre s’inscrivant dans notre esprit et notre âme, qui nous appelle à faire plus attention à tout, tout en lâchant prise quand il le faut.

L’esprit valse au milieu des pensées des personnages, comme sur les airs de Vivaldi et dans le même temps s’interroge.
Il m’en est venue une citation de Madame de Genlis :

« On s’étonne trop de c’on voit rarement et pas assez de ce qu’on voit tous les jours ».

A ceci près qu’il ne s’agit pas ici tant d’étonnement que de considération ou de gratitude, dans tous les cas, ce récit est à la hauteur de nombre de pièces de théâtres et de romans primés; comme une certitude de retrouver Alice Quinn sur la scène littéraire au cours des années à venir après ce défi relevé sans difficulté et sans accroc !

Remerciements et autres infos utiles

Un énorme merci à Alice Quinn pour cette opportunité.
J’avoue que j’étais très intriguée par la présentation mis aussi un peu inquiète parce que le thème abordé était un défi en soi; dignement relevé en définitive !

Vous avez aimé cette chronique et vous avez envie d’acheter le livre ?
Vous pouvez le trouver sur Amazon, pour l’énorme fortune de 0.99 € au format Kindle (numérique), 9.99 € au format Poche et 12.99 € au format Broché.

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Julie FERRIER
A propos Julie FERRIER 7 Articles
Informaticienne d'étude conduisant des recherches complémentaires en communication et en tribalité, Julie dispense des cours publics dans le supérieur en tant qu'enseignante vacataire ainsi que des cours privés des classes primaires aux classes préparatoires. Elle se définit comme "solutionneuse" et a pour but fondamental de contribuer à une démocratisation de l'accès à la connaissance et au partage de connaissances sans discrimination aucune.

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