La disparition de Natacha B. VERDICT : aussi surprenant que distrayant !

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Comme j’aime beaucoup lire et que j’adore partager mes points de vue sur les lectures, je me suis dit qu’il serait sympa de vous proposer une parenthèse sur le site, un coin lecture, où je publierai les chroniques qu’on me commanderait.

Frédéric Rocchia m’ confié « La disparition de Natacha B. » via SimPlement.pro

La disparition de Natacha B. : la présentation officielle.

L’HISTOIRE D’UNE MYSTÉRIEUSE DISPARITION.
Dans le village abandonné de Ragevain , les derniers habitants se croisent au Contretemps, un vieux club de Jazz qui parvient encore à attirer quelques égarés. Mais dans cet endroit aux allures fantomatiques, une jeune adolescente va disparaître du jour au lendemain,
SANS LAISSER DE TRACES !
L’inspecteur Noct et sa jeune partenaire vont mener l’enquête.
Que cache ce village et qui sont vraiment ses habitants ?

Ma réaction à la présentation.

Ce synopsis donne un ton qui me dit d’essayer.
Est-ce qu’on va faire dans le petit village où tout le monde a des secrets et reporte toute faute sur son voisin ?
Est-ce qu’on va avoir droit à du rebondissement grandiose et inattendu ?
Cela présage du bon alors c’est parti pour la lecture.

La disparition de Natacha B. : qu’en penser après la lecture ?

Très honnêtement, le processus de lecture en lui-même est fascinant.
Si les premières pages du livre ne paient pas de mine, plus on tourne de pages, plus on a de quoi être satisfait !
Et notamment par la forme.

Une forme à l’image des personnages, discrète en apparence, puissante au demeurant.

S’il est coutume d’ouvrir un roman dans la peau d’un personnage, ça l’est moins d’ouvrir un roman par une série de mots quelques peu… impolis.
En revanche, cela donne indéniablement le ton et la ruse est habile puisque, aussitôt, nous imaginons plus que facilement à quoi ressemble le personnage qu’on nous décrit ensuite, avant de nous offrir un récit alternant des descriptions claires mais concises (aucune fioriture inutile, ce qui joue un rôle important pour la place de lecteur-enquêteur, j’y reviens après) et des dialogues excessivement réalistes.

Les personnages peuvent surprendre dans leur apparence, on s’étonne facilement au départ de leurs attitudes qui sonneront comme caricaturales mais lorsque l’on progresse dans l’histoire, cela s’estompe et l’on comprend les vérités derrières les apparences.

Un phénomène qui donne toute la trame du livre : pour transposer un univers où presque tout n’est qu’apparence, l’auteur use avec beaucoup de précisions d’un vocabulaire qui met bien en avant le jeu de l’être et du paraître.

Et ce jeu de vocabulaire permet d’être un véritable lecteur-enquêteur puisque chaque mot rédigé a pleinement sa place dans l’intrigue.

Pour ne rien gâcher, même si vous pouvez deviner une partie de la résolution de l’enquête au fur et à mesure des dialogues et description, il est fort peu probable que vous puissiez venir à bout de la totalité des énigmes de ce polar qui offre ainsi deux chapitres finaux forts spectaculaire.

Une forme intéressante qui donne un fond très distrayant.

Habituellement, j’adore les polars qui sont très énergiques, proches du thriller mais là ça n’est pas le cas et pourtant j’ai tout autant apprécié cette ouvrage, grâce à son fond.

Volontairement ou pas, l’auteur met le doigt sur des sujets très sensibles, allant de la simple question de l’acceptation d’une « importante » (guillemets liés à la subjectivité de la notion) différence d’âge au sein d’un couple, à la question de la surenchère de violence, le poids des secrets et des tabous, les conséquences de la peur de la réaction de l’autre face à certaines vérités.

Et autant certains personnages pourraient paraître être des clichés ambulants (sous réserve de s’arrêter à la surface), autant le fond, lui, est travaillé et ne se confronte, en aucun moment, à cet écueil.

Aussi, ce livre est facilement lu d’une traite, d’autant que finalement, sans cliffhanger majeur, l’auteur nous régulièrement des raisons de lire la suite pour lever les mystères et nos yeux ne désirent que se poser sur les mots suivants, comme ceux de Charlotte rêvent de se poser sur un certain carnet de notes…

J’aime… un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout ?

J’aime vraiment beaucoup.
Le vocabulaire est accessible, la plume est à la fois légère et subtile, il est difficile de se plaindre.

Je ne dirai pas que j’ai aimé « passionnément » parce que ça n’est pas le type de polar qui me collera des frissons mais je peux affirmer, sans la moindre hésitation, que si ce roman était le premier d’une série d’enquête de Noct et son enquêtrice stagiaire, je lirai sans hésitation les tomes suivants !

En outre, je crois que contrairement à certains polars, celui-ci peut toucher un public vraiment large car si l’on y croise du vocabulaire et des personnages alambiqués, il n’y pas réellement de scènes horrifiantes (il n’en reste pas moins vrai que l’on ressent la détresse de certains et que l’on croise des scènes de mort) ce qui convaincra peut-être plus de personnes de le lire.

Enfin, l’ambiance jazzy de ce livre est un vrai bonheur !
On se figure aisément l’aspect du bar « Le Contretemps » et en lisant l’épilogue, « It don’t mean a thing » surgira sans doute dans votre esprit inconsciemment, pour le plus grand bonheur de Noct, à mon humble avis.

Remerciements et autres infos utiles

Un immense merci à Frédéric Rocchia pour cette opportunité !
J’ai renoué avec un type de polar que je n’avais plus l’habitude de lire et il m’a vraiment beaucoup plu !
J’insiste sur l’envie d’y trouver une suite, car je pense qu’elle aurait un potentiel incroyable.

Vous avez aimé cette chronique et vous avez envie d’acheter le livre ?
Vous pouvez le trouver sur Amazon, pour 2.99 € au format Kindle (numérique) ou 20 € au format Broché !

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Julie FERRIER
A propos Julie FERRIER 18 Articles
Informaticienne d'étude conduisant des recherches complémentaires en communication et en tribalité, Julie dispense des cours publics dans le supérieur en tant qu'enseignante vacataire ainsi que des cours privés des classes primaires aux classes préparatoires. Elle se définit comme "solutionneuse" et a pour but fondamental de contribuer à une démocratisation de l'accès à la connaissance et au partage de connaissances sans discrimination aucune.

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