Les Fragments Perdus. VERDICT : un livre pour s’initier à la fantasy.

Les Fragments Perdus. VERDICT : un livre pour s'initier à la fantasy.

« Les Fragments Perdus », un livre signé Brice Milan.

Comme j’aime beaucoup lire et que j’adore partager mes points de vue sur les lectures, je me suis dit qu’il serait sympa de proposer une parenthèse sur le site, un coin lecture, où je publierai les chroniques qu’on me commanderait.

Brice Milan m’a confié « Les Fragments Perdus » via SimPlement.pro.
Plongeons donc ensemble dans l’univers médiéval et fantastique qu’on nous propose.

Les Fragments Perdus : la présentation officielle.

L’armée de Morgaste assiège la capitale des Terres d’Eschizath au cœur de l’hiver. Face à cet adversaire implacable, les membres du conseil des Trente décident de dépêcher trois messagers chargés de quérir des renforts auprès du royaume mitoyen des Hisles. Mais le prince noir, en quête de mystérieux fragments, lance à leur trousse ses troupes de Maraudeurs impitoyables. L’inexpérimenté Alceste, la belle et farouche Oriana et le fidèle garde de l’Ordre, Horst, vont devoir franchir le lac Gelé, traverser la forêt d’Eslhongir et gravir les monts Dunhevar. En chemin, ils s’allieront à Ulva, la Meneuse de loups…

Ma réaction à la présentation.

D’abord, il faut que je précise que ce SP m’a été proposé avec un taunt ouvert, à coup de « cap ou pas cap » qui a immédiatement haussé d’un ton tout ce que je pouvais attendre de ce type d’ouvrage.

Mes références, en matière de fantastique, allant de Tolkien (et ses dignes héritiers, comme Jean-Louis Fetjaine) à Terry Pratchett, me défier sur ce thème, c’est risquer ouvertement sa peau parce que je vais être encore plus critique de tout le contenu qu’on me propose.

Maintenant que ce décor est posé, la lecture de la présentation m’a donc clairement mis l’eau à la bouche, même si, immédiatement, Morgaste sonne très peu original.
Je me contente de me dire que c’est une question de vocabulaire trop récurrent dans le milieu et je passe outre, ça s’annonce quand même plutôt bien.

Les Fragments Perdus : qu’en penser après la lecture ?

Il y a un souci.
Enfin un double souci.

D’un côté, ce livre pourrait être idéal pour un public qui découvre le genre mais il se heurterait à un problème de forme; d’un autre il pourrait être fait pour un public plus averti et connaisseur mais il se heurte clairement à un problème de forme et de fond.
On va donc parler des deux.

Une forme trop élaborée pour un public débutant, trop chaotique pour un public averti.

Lire ce roman en découvrant le genre serait sans nul doute une bonne expérience.
Nu de toutes références, on découvre un univers qui nous plaira quasiment à coup sûr.
MAIS il serait difficile d’en faire une première lecture du fait du niveau soutenu de vocabulaire.
Parmi un public adulte, il existe déjà un risque assez élevé de passer à côté de certains mots, parmi un public plus jeune, même adolescent[1], ce facteur est décuplé et devient rapidement un obstacle majeur.

Côté amateurs avertis, on se heurte cette fois à une approche trop chaotique.
Exemple concret : la présentation (correspondant généralement au quatrième de couverture) fait l’effet d’un trailer de blockbuster en spoilant la première partie du livre.
Soit vous prenez votre mal en patience, soit vous maudissez l’achat du livre et vous le laisserez vieillir sur une étagère, trop énervé pour vous intéresser aux deux parties suivantes.
[EDIT] Tout puriste sait que tout livre entamé et un livre qui doit être fini, merci de ne jamais laisser un livre vieillir sur une étagère, MONSTRES.

Deuxième problème : la fragmentation du texte.
Autant certains auteurs pêchent par un manque profond de ponctuation, autant là, on est dans l’effet inverse.
Concrètement, j’ai eu l’impression de lire du morse et pour un roman de ce genre, c’est un très gros problème.
La mise en place de l’histoire étant déjà trop lente (surtout après le spoil évoqué précédemment), le procédé d’écriture dégrade d’autant l’envie de lire.
[EDIT] J’AI eu l’impression de lire du morse; attention je vous rappelle qu’en matière de livres (et de films), j’aime ce qui se lit vraiment très vite, pour une personne qui lit à un rythme « normal », ce sera une autre histoire (forgez-vous votre propre avis 😉 )

Troisième problème : c’est beaucoup trop prévisible.
Si vous êtes un minimum fan des univers fantastique et que vous avez déjà lu/vu du Tolkien et des chroniques fantastiques (notamment les Chroniques de Shannara), vous aurez déjà connaissance d’une bonne moitié de l’histoire et vous aurez une grosse chance de deviner tout le reste.
La forme lente de narration et la casse de rythme par le style d’écriture susmentionnées renforcent encore le problème.

Concrètement, pour avoir lu beaucoup de fantasy au cours des ans, je n’ai pu finir de lire ce livre qu’en me fixant comme objectif de ne lire que les dialogues (quitte à lire ce qui précédait quand je sentais qu’il manquait un élément du fil conducteur).
Et même ainsi c’était à la fois beaucoup trop lent et beaucoup trop prévisible.

A ce stade, on peut poser la question de savoir si le fond rattrape la forme.
Et bien non, malheureusement.

Un fond prévisible et malmené.

Le problème de la lenteur de récit, c’est que le cerveau cherche forcément à compenser.
Et s’il peut compenser, c’est que c’est prévisible.
A partir du moment où vous avez lu le prologue, la rencontre des personnages principaux vous fait deviner le plus gros des rapports entre eux.

Le seul élément de surprise qui subsiste, c’est la rapidité de l’évolution de ces rapports et dans le cas présent, c’est aussi une mauvaise nouvelle.

On a déjà tous un jour regardé une série de type sitcom et je ne vais pas prendre de risque en citant par exemple Friends.
Au terme de la… disons 3e saison, vous savez deviner 3 épisodes à l’avance (minimum) l’évolution du rapport Rachel – Ross.
Eh bien là, non seulement c’est prévisible mais en plus, c’est accéléré.
D’une page à l’autre (littéralement), le lambda – dont vous avez deviné 3 chapitres plus tôt du rôle réel dans l’histoire – devient le héros et on passe, après un seul long dialogue, de son prénom au titre « l’Élu ».

Pour continuer les parallèles, c’est un peu comme si vous débutiez Harry Potter en sachant le rôle d’Harry à la troisième minute du film, qu’après une heure longue comme un jour quelqu’un lui explique que Voldemort a tué ses parents et qu’il a survécu et qu’en prime, ce monologue ait commencé par Dumbledore disant « Harry, je dois t’expliquer… » et finissant par « ce qui fait de toi l’Élu ».

De la même façon, au lieu que cela prenne 4 films à Hermione pour qu’on entrevoit de mieux en mieux sa relation avec Ron, là vous passeriez de la scène où Ron la traite quasiment de bêcheuse à une adoration de l’autre.
Là où le livre est trop lent, les relations humaines sont elles, trop rapides.
C’est un peu comme si tout était filmé au ralentit et qu’on voyait passer un TGV à pleine vitesse dans le fond, ça colle d’autant moins.

Un premier tome[2] laborieux mais autant de possibilité d’évoluer !

Si l’on ne cible pas les puristes[3], il est peut-être intéressant d’avoir cette sensation au premier tome car il est possible d’envisager la suite autrement, là où les gens qui cartonnent au début de leur saga, risquent ce genre d’écueil par la suite (et la mort d’une trilogie, la fantasy regorge de ce type d’ouvrages).

Il existe des solutions simples pour parvenir à une amélioration.
Par exemple, la lenteur du début du livre vient surtout du fait qu’on attaque pas avec une vue ciblée (par exemple en étant projeté dans la peau d’un personnage qui regarde autour de lui et dresse un bilan) mais par une vue large et purement descriptive.

[SPOILER ALERT] Je diffuse ici un court extrait du livre pour démontrer mon argument mais si vous comptez le lire, vous devriez passer outre.

« Mes amis, comme vous le savez, l’heure est grave. La cité ne résistera plus longtemps aux assauts répétés des hordes de Morgaste. Les vivres s’amenuisent, l’eau manque cruellement. Les quelques offensives menées contre les positions ennemies n’ont pas abouti. À présent, il nous faut prendre une décision : devons-nous poursuivre la résistance ou capituler en négociant une reddition ? 
Un silence lourd de sous-entendus succéda à la question posée. »

Ce passage se situe dans le premier chapitre, après 3 longues pages dans lesquelles rien n’accroche spécialement le lecteur.

Un bon procédé aurait pu consister à débuter le livre par ce passage et à enchaîner sur une ellipse temporelle basée sur une ouverture du type « Et alors qu’ils se mirent à chahuter, argumentant en tout sens, Othe, les yeux rougis par la fatigue se demandait encore comment on en était arrivé là. Récemment, Morgaste avait déployé des troupes et…. ».

Et là, on aurait attaqué par un superbe discours, un personnage dans lequel s’incarner temporairement et une narration souple à travers le temps.
Rien n’empêchait, par la suite, de permettre un changement « de corps » tout au long de l’histoire, un procédé habile qui aurait fourni au scénario une forme suffisante à combler un fond un peu trop réchauffé.

J’aime… un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout ?

Sur un plan personnel, je n’ai pas du tout aimé, j’ai trouvé le scénario et sa mise en place extrêmement frustrants.

Sur un plan littéraire, en revanche, ce roman est effectivement prometteur, en particulier si on souhaite l’adresser à un public s’initiant au genre, pour lequel il suffira de revoir le registre à la baisse.

En dépit de l’aspect hautement critique de ma chronique, je pense qu’il peut trouver un public intéressant.

Remerciements et autres infos utiles

Un énorme merci à Brice Milan pour son défi !
Je suis navrée de ne pas du tout avoir trouvé l’ouvrage à mon goût et je réinvite les personnes qui liront cette chronique à se faire leur propre idée, en particulier si vous ne lisez pas un roman en une demie-journée comme je le fais (le rythme est un enjeu majeur ici).

La saga a déjà un deuxième tome, si vous voulez vous faire un avis avant de plonger dans la saga, vous pouvez trouver divers avis sur internet.
Sachez aussi qu’à l’heure où j’ai chroniqué ce SP, le roman avait une note moyenne de 16/20 après 41 chroniques différentes – votre humble servante est donc visiblement très difficile à satisfaire, ma chronique est à prendre avec le recul habituel !


NOTES :
1 – Il faut savoir qu’il est devenu relativement commun que des élèves en Seconde (système français, début de lycée, âge attendu proche de 15 ans) souffrent d’un certain niveau d’illettrisme, essentiellement dû à un nivellement par le bas des programmes et une envie agonisante de les inciter à lire. de difficultés de lecture (10%) voire d’illettrisme (5%).
A l’âge adulte, ces chiffres sont à la hausse (+2% en moyenne dans chacune des catégories) selon l’INSEE.

2 – Comme cela est très rarement indiqué, « Les Fragments Perdus » sont le Tome 1 d’une saga intitulée « Chronique des Terres d’Eschizath ».

3 – Les gens vraiment très attachés au genre auront tendance à juger d’un plagiat plus que d’une inspiration en plusieurs points et ne donneront aucune autre chance à la saga; je pense que c’est une erreur et une question de coïncidence pure / d’influences inconscientes (si tu es puriste et que tu lis ceci, de manière générale, change cette habitude, tout le monde a droit à une seconde chance, que diable).

Julie FERRIER
A propos Julie FERRIER 28 Articles
Informaticienne d'étude conduisant des recherches complémentaires en communication et en tribalité, Julie dispense des cours publics dans le supérieur en tant qu'enseignante vacataire ainsi que des cours privés des classes primaires aux classes préparatoires. Elle se définit comme "solutionneuse" et a pour but fondamental de contribuer à une démocratisation de l'accès à la connaissance et au partage de connaissances sans discrimination aucune.

9 Commentaires

  1. Je me suis emporté inutilement contre ta chronique, Julie. Certains termes que tu as employés sont trop forts:
    – plagiat: quel écrivain n’a pas été inspiré par ses lectures ?
    – « j’ai eu l’impression de lire du morse »: faut pas pousser, quand même, d’autant plus que derrière tu affirmes  » ne lire que les dialogues ». Désolé, mais le texte que j’ai écrit entre les dialogues a aussi son importance.
    – tu évoques la lenteur (notamment en début de livre) et plus le fait que « les relations humaines sont elles, trop rapides ». C’est la première fois qu’un lecteur se plaint d’un rythme lent, alors que d’habitude, c’est plutôt l’inverse.

    Enfin, tu débutes ta chronique en mentionnant la manière dont je t’ai sollicitée (« cap ou pas cap »). Je concède que mon humour ne peut être apprécié par tous les lecteurs, mais de là à s’en servir pour aiguiser tes critiques, je ne vois pas le rapport.
    Bref, j’admets avoir réagi trop impulsivement. Néanmoins, j’ai transféré ta chronique sur Facebook en stipulant que les internautes se fassent un avis, même si à titre personnel, je ne partageais toutes tes analyses.
    Brice

    • Bonjour,

      Je peux comprendre que les termes paraissent fort, ils sont néanmoins vrais.
      Je saisis toute la notion d’inspiration, et je comprends même que l’on puisse faire des clins d’œil, c’est fréquent en écriture, je le concède.
      Mais ici, on s’approche plus du plagiat.

      Visiblement, il n’est pas volontaire, ce qui signifie que nous ne partageons pas les mêmes lectures et qu’il est possible que vous ayez effectivement créé une trame similaire à d’autres œuvres pas hasard; j’admets l’idée et je corrigerai le texte en conséquence.

      Concernant la sensation de lire du morse, ça malheureusement il m’appartient de le noter.
      J’ai lu d’autres chroniques qui relevaient le fait que le livre était plus agréable parce que contrairement à Tolkien, les phrases y étaient plus courtes; le fait est qu’en fantasy, dans un récit j’attends que particulièrement épique, c’est ce que ça m’a fait personnellement.
      En plusieurs passages le texte est morcelé de ponctuation qui m’ont donné l’impression de lire du morse.

      Quant au dialogue, là on revient à la question de l’inspiration.
      Par rapport à mes précédentes lectures, le texte entre les dialogues n’était que très rarement instructif.

      Et enfin, pour la lenteur, encore une fois, c’est une question évidente de lectures précédentes.

      Je m’accorde à dire que pour l’ensemble, il est parfaitement probable que mon ressenti pour l’ouvrage ne dépende que mes lectures précédentes et que j’ai eu des lectures dans un registre plus haletant qui me donne la sensation de lire quelque chose de lent ici, qui pourrait paraître d’un rythme parfaitement soutenu à d’autres.
      Mais c’est l’intérêt des chroniques d’apporter des regards de lecteurs variés sur la question.

      Pour moi, quelqu’un d’habitué à Tolkien, Pratchett, des œuvres plus récentes comme Eragon, Shannara et assimilées, n’aura pas de plaisir à lire le livre à cause de ces éléments et partagera ces ressentis.

      Le but de le dire n’est pas d’être blessante, simplement de décrire à quel public cela conviendra; ça ne serait – à mon sens – pas le cas des personnes qui aiment les mêmes lectures que moi; encore une fois, chacun est libre – et devrait ! – se faire sa propre idée en le lisant.
      Et en faisant une review après pour transmettre son propre ressenti.

      Pour le début de ma chronique, il n’est pas rare, au contraire, que je fasse part de ce type d’élément.
      Je ne prends jamais mal le message que l’on m’envoie sur la plateforme mais il affecte forcément ma lecture et, là encore, il m’appartient de le partager.
      Dans le cas présent, ça m’a donné une sensation de défi et ça a décuplé l’envie de découvrir le livre, dans le cas du livre de Kirikoustra cela avait donné le ton sur les attendus de l’auteur et récemment, pour celui d’Anthony Lamacchia, cela avait sonné comme un appel à l’indulgence qui a sonné dans mon esprit comme un « ça sera pas forcément bon mais il admet que c’est un souci de jeune plume ».

      Vos messages d’auteur ont toujours un impact sur nous, si je les partage c’est justement pour que la partie possiblement subjective de mon analyse soit « neutralisée » par le fait de l’évoquer; si un jour je suis trop dure ou trop souple sur une chronique, les lecteurs connaîtront le facteur qui aura pu m’influencer.
      Pour le reste, je lis tout livre de manière neutre; je me renseigne sur les auteurs après avoir écrit ma chronique et pas avant et j’essaie de lire tout livre comme si c’était le premier écrit par la personne, ce qui me permet de chroniquer sans me dire « ah mais son tome 1 m’avait beaucoup plu et donc… » ou l’inverse d’ailleurs.

      Maintenant, encore une fois, je suis – comme tout humain – faillible, donc je serais toujours ouverte à la discussion concernant mes chroniques; je l’ai démontré à la première réponse faite après sa publication et cela ne changera pas avec le temps.

      En revanche, j’apprécie que l’on ne remette en question ni mon respect de l’autre, ni mon professionnalisme quant un avis déplaît.
      On ne peut pas plaire à tout le monde (surtout en littérature et en art en général) et encore une fois, une chronique est un ressenti; ma lecture d’un livre est comme la vision d’un film, parfois ça fait frissonner tout le monde de la même façon, parfois une personne dans le lot trouve comique un film que d’autres trouveront glacial.
      Dans la mesure où je m’efforce d’analyser tous les plans et de rappeler que mon avis m’appartient et que d’autres lecteurs / chroniqueurs ont adoré le livre, mon travail est fait.

      Je n’appelle pas au pugilat du livre – ça n’aurait aucun sens pour une amatrice de littérature – ni de l’auteur et j’apprécierai que ça ne soit pas le cas en retour.
      J’ai apprécié les partages de la chronique, comme j’ai apprécié dans lire d’autres d’ailleurs, même quand les ressentis sont différents.

      En revanche, je trouve qu’appeler à venir défendre le roman, bec et ongles, n’avait aucun sens; il n’est ni bon ni mauvais, comme tout livre, il est adapté à un public et il sera parfait pour celui-là.
      La seule chose que l’on peut attaquer, c’est un point de vue à travers un débat civilisé, ou une personne, à travers des « arguments » ad hominem et parfois totalement illogiques (comme le fait d’être légitime seulement lorsque l’on écrit).

      Pour conclure, on peut penser tout ce que l’on veut d’un livre, il peut avoir fait pleurer, rire, rager, qu’importe, on peut même le trouver profondément mauvais, si l’humain derrière est bon, le livre est bon, il peut même être grand seigneur.

      Je crois qu’il faut beaucoup de courage et de passion pour accepter une critique négative et en revenant en discuter ici, vous prouvez à quel point ce qui vous a touché l’a fait parce que votre écriture vous tient à cœur et pas pour une question d’ego comme le premier commentaire pouvait le laisser supposer.
      Cela fait de vous un grand auteur en soi, alors n’accordez pas à ma chronique plus de crédit qu’elle n’en mérite, elle ne reste que l’avis d’une personne parmi 66 millions en France et une goutte dans le monde.
      Je n’ai pas la prétention qu’un nombre incalculable de personnes partage mes lectures et j’affirme, avec une extrême sérénité, que ceux-la sauront donner une chance à votre livre, quoi qu’il arrive.

      • OK, Julie. Je prends note de certains de tes commentaires qui me semblent plus constructifs et pour les autres… Je ne veux pas que nous restions sur une mauvaise impression mutuelle, sachant que lorsque j’ai découvert ta chronique en fin de semaine, j’étais un peu HS. Je reconnais que tu as pris le temps d’écrire une vraie chronique, qui parfois fait mal. Peut-être effectivement étais-je habitué à des retours trop positifs ? Brice

        • Je sais ce que représentent des semaines bien remplies et je peux totalement comprendre que ça n’aide pas les choses.
          Aucune amertume ou quoi que ce soit de mon côté, surtout après ces derniers échanges.

          Bon courage pour la suite et plein de réussite quoi qu’il arrive 😉

  2. Personnellement, et étant une fan de fantasy avec plus de 50 romans lu/relus par ans en moyenne (sans compter les romans graphiques, bande-dessinées, manga etc), la première chose qui me frappe, c’est le synopsis.

    Un synopsis doit donner envie d’en savoir plus, or là, j’ai pu déterminer 50% de l’intrigue juste en le lisant. Étant en plus fine bouche (mais j’assume totalement), c’est clairement le type de synopsis qui me fait reposer un roman en rayon et en choisir un autre. Navrée de ma franchise, mais je suis très critique en matière de synopsis, d’autres pourront en témoigner, et je préfère dire les choses telles que je les ressens et les pense plutôt que de faire preuve d’hypocrisie.

    Pour le reste, je ne peux pas juger (je n’ai pas lu le dit roman) mais je ne trouve pas que la critique de Mlle Ferrier soit si véhémente. Elle est posée et argumentée, ce qui est le fond d’une critique.
    A partir du moment où on demande l’avis d’une personne sur une oeuvre, il faut TOUJOURS s’attendre à ce que la personne n’accroche pas et explicite ses raisons. Si on n’est pas prêt à l’entendre ou le lire, alors, il ne faut pas demander de critique/chronique.

    Une chronique négative sur 60 n’est pas une catastrophe nationale, c’est juste la preuve qu’un livre ne plaira pas d’office à l’ensemble de la population. Et que le pourcentage qui n’aimera pas aura ses raisons qui ne sont pas discutables (les gouts et les couleurs…). Remettre en question un avis différent de la majorité, voilà ce qui, selon moi, « frise la bêtise ».

    Bonne continuation à tous.

  3. Je ne comprends pas votre commentaire ; je travaille dans l’éducation nationale, j’estime avoir un niveau de vocabulaire tout aussi important que le votre (pardon, je fais moins de faute que vous) et, grande lectrice de fantasy, j’ai beaucoup aimé ce livre ainsi que le deuxième tome. Ecrivez-vous vous-même ou vous contentez-vous de descendre les auteurs parce que vous n’en êtes pas capable ?

    • Bonsoir,

      Ma tournure prête sans doute à confusion; je ne prétends pas que dans l’éducation nationale les enseignants aient un vocabulaire plus faible, je dis que l’on peut constater un abaissement du niveau des élèves et donc que les générations les plus récentes ont un niveau plus faible ce qui rendra le livre moins accessible.
      Et il s’agit autant d’un constat personnel qu’un constat étatique.

      Pour le reste, je chronique et j’apporte un regard personnel sur des questions de fond et de forme, c’est l’essence d’une chronique.
      J’ai dûment spécifié, à plusieurs reprises, que mon avis n’était que personnel et ne reflétait pas l’avis général puisque j’indique que la moyenne de 16/20 qu’a reçu le livre.
      Maintenant, il me semble parfaitement légitime de donner mon avis, surtout quand on me l’a demandé et qu’il est argumenté.

      Recevoir un avis qui déplaît peut être pénible, je le conçois, maintenant c’est le risque de commande d’une chronique.

      Pour le reste, l’attitude passive-agressive, les attaques personnelles et le fait de crier au manque de professionnalisme et à une violence certaine, quand on se lance dans une guérilla en ligne après avoir reçue une réponse polie et une proposition de retrait de la chronique, qualifient tout ce qu’il y a de problématique face à cette publication.

      Je vous répondrais néanmoins que non, je ne fais pas partie des gens qui ont un ego si gros qu’ils ont besoin de s’en prendre aux autres, en particulier pas de cette façon là, que je laisse à ceux qui sont prêts à spammer des groupes et des confrères pour rassembler des troupes contre un avis (ce qui est dommage quand on a déjà de bons avis; puisque ça donne de la visibilité à ce que l’on rejette, ce qui est très antithétique au final).

      Et oui, j’écris aussi, même si cela ne devrait pas être une considération ici puisque les lecteurs – représentés par les voix des chroniqueurs – ne sont pas tous des auteurs.
      A moins de ne vouloir d’un plébiscite, par des pairs; et dans ce cas, autant cibler les chroniqueurs avec ce profil directement.

      (je prends note de votre retour sur les fautes, je vais faire une relecture pour les corriger; merci de votre signalement)

  4. Chronique à charge proprement hallucinante!

    C’est la première fois en plus de soixante chroniques en comptant celles du site simplement.pro (https://simplement.pro/c/438) et celles du site Nouvelles Plûmes (https://www.nouvellesplumes.com/livre/11362/milan-brice/les-fragments-perdus) ainsi que tous les lecteurs sur wattpad (https://www.wattpad.com/story/78875377-t1-les-fragments-perdus) qu’on juge aussi sévèrement et avec des termes violents « Les Fragments Perdus ». Heureusement, je ne compte pas que sur toi pour me motiver à poursuivre l’écriture.

    Que tu n’aies pas aimé ce roman, c’est ton droit, mais d’être systématiquement négatif, cela frise la bêtise.

    Brice Milan

1 Rétrolien / Ping

  1. Les Fragments Réunis. VERDICT : un deuxième tome envoûtant ! - Multi Scope Studio SAS

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*